Productivité

L’IRM 3 T qui veut optimiser les images et le flux de patients

Le nouveau modèle Magnetom Vida® présenté par Siemens Healthineers joue sur les deux tableaux pour proposer une machine haut de gamme, avec une productivité maximisée.

Le 09/03/17 à 17:00, mise à jour le 29/10/26 à 14:16 Lecture 2 min.

Côté patient, la table d’examen comprend un capteur permettant de mesurer son rythme respiratoire, ainsi que des branchements pour un capteur de fréquence cardiaque et un ECG, automatiquement reconnu par la machine. © Benjamin Bassereau

Voyage de presse avec conférence à l’hôpital universitaire de Tübingen (Allemagne), démonstration avec un volontaire sain, visite de l’usine de fabrication au siège à Erlangen (Allemagne) et visite de son stand du Congrès européen de radiologie à Vienne (Autriche)… Siemens Healthineers s’est donné les moyens pour faire connaître sa nouvelle IRM, qui répond au nom de « Magnetom Vida® ». La machine de 3 T propose un système de gradients 60/200 XT dans un tunnel de 70 cm, avec un champ de vue de 50x55x50 cm.

Moins dépendant du patient

L’évolution de cette IRM fait penser à ce qui a pu se passer pour la radiologie conventionnelle et le scanner dans les précédentes décennies : la nouvelle machine du constructeur allemand propose un mode d’utilisation qui devient moins dépendant du patient et de l’opérateur. Côté patient, la table d’examen comprend un capteur permettant de mesurer son rythme respiratoire, ainsi que des branchements pour un capteur de fréquence cardiaque et un ECG, automatiquement reconnu par la machine, de même que les antennes. Deux écrans tactiles permettent au manipulateur de positionner le patient de manière automatique. Selon Siemens, cette technologie appelée « BioMatrix » permettrait d’accélérer la durée d’examen jusqu’à 30 % par rapport aux générations précédentes.

Passer outre les mouvements respiratoires

Mike Notohamiprodjo, professeur de radiologie à l’hôpital universitaire de Tübigen, où le premier modèle a été installé, a décrit les bénéfices en qualité d’image et en temps pour les examens, notamment ceux qui incluent l’abdomen. Plusieurs techniques innovantes permettent de passer outre les mouvements respiratoires. D’un côté, la synchronisation avec la respiration permet de réduire considérablement le flou cinétique. De l’autre, il est possible de réaliser une acquisition dite « compressed Sensing Grasp-Vibe » suivie d’une reconstruction itérative. Même chose côté cœur : une séquence appelée « compressed Sensing Cardiac Cine » permet d’examiner l’organe en se passant de l’apnée. Un gain de temps est opéré au niveau du post-traitement des images, selon le radiologue. Pour un examen hépatique, il passerait de 20 à 4 minutes.

Simplifié côté manipulateur radio

À Erlangen, au siège du pôle santé de l’entreprise allemande, une manipulatrice radio a présenté son travail sur un examen réel de la colonne cervicale, réalisé sur un cobaye. Mise en place de l’antenne, positionnement du patient, choix des séquences, positionnement du champ de vue : toutes les manipulations sont simplifiées par l’équipement et réalisables en quelques clics. En outre, la console bénéficie de deux écrans : un pour l’acquisition, l’autre pour le post-traitement. « Cela peut faire évoluer l’expertise du manipulateur radio », commente sur le congrès européen de radiologie Serge Ripart, responsable IRM en France. Deux orientations sont possibles pour cette nouvelle IRM : la clinique et la recherche. Le budget dépasse les 2 millions d’euros.

© Benjamin Bassereau

Deux écrans sont disponibles : l'un pour l'acquisition, l'autre pour le posttraitement © Benjamin Bassereau

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Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

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