Radioprotection des soignants

Un robot pour la cardiologie interventionnelle développé par un radiologue

La start-up Robocath, basée à Rouen (Seine-Maritime) et spécialisée dans la conception de solutions robotiques pour le traitement des maladies cardio-vasculaires, a bénéficié d’une levée de fonds de 4,7 millions d’euros. Ce financement va permettre de finaliser le processus d’homologation et d’amorcer la commercialisation de son premier robot médical R-one®, un appareil dédié à la cardiologie interventionnelle.

Le 17/07/17 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:20 Lecture 1 min.

Le radiologue Philippe Bencteux a fondé la société Robocath, qui a mis au point une solution robotisée pour la cardiologie interventionnelle. © C. F.

La solution robotisée R-one® permet de réaliser des interventions à quelques mètres de la table, derrière une console. L’objectif affiché est d’améliorer le confort et la radioprotection des médecins interventionnels : « Cet appareil répond à tous les problèmes que peut avoir le personnel soignant lorsqu’il réalise ce type d’intervention : il est assis, protégé des rayons et il fait un geste extrêmement précis », explique Philippe Bencteux, le fondateur de la société Robocath. Lui-même radiologue, il a exercé plusieurs années en interventionnel. Il s’est appuyé sur son expérience pour créer ce robot en prenant en compte les risque liés aux rayons X et les troubles musculo-squelettiques dus au port du tablier plombé.

Un guidage à distance

« C’est un robot compact qui s’adapte à toutes les tables de radiologie interventionnelle », précise Philippe Bencteux. L’appareil est commandé à distance depuis une console: « La station de travail reproduit les commandes de la table et de l’arceau que l’on peut customiser », ajoute-t-il. Deux joysticks permettent de diriger le fil-guide et le cathéter. Leur progression dans les artères coronaires est visualisée sur un écran : « Le chirurgien est protégé derrière le paravent de la console. Il n’a plus besoin de porter le tablier plombé. »

Une commercialisation prévue pour 2018

Actuellement, la solution est en phase d’homologation. Viendront ensuite les essais précliniques, puis la demande de marquage CE. Une fois homologué, le dispositif sera commercialisé en 2018. Désormais, les concepteurs travaillent sur la prochaine version du robot. Cette fois, le dispositif sera dédié à la prise en charge des AVC à distance.

 

 

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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