Pénurie médicale

À l’hôpital de Bourges : « En 20 ans, je n’ai jamais connu tous les postes pourvus en radiologie »

À Bourges (Cher), l’hôpital Jacques-Cœur est en mal de radiologues et l'unité d'imagerie est à la peine, au point de devoir fermer des salles. Entretien avec le chef de service, Arnaud Coatrieux.

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Le 20/08/18 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:04 Lecture 1 min.

Pour Arnaud Coatrieux, chef du service de radiologie de l'hôpital Jacques-Coeur à Bourges, l’État pourrait organiser une rotation des jeunes médecins dans les hôpitaux afin de lutter contre la pénurie de radiologues. © Centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges

Docteur Imago / Le service d’imagerie de l’hôpital Jacques-Cœur doit composer avec un manque constant de radiologues. Quelle est la situation ?

Arnaud Coatrieux / Sur le papier, le service compte six postes de radiologues, mais en 20 ans d’exercice à Bourges, je ne les ai jamais connus tous pourvus. Nous avons longtemps fonctionné à cinq radiologues, puis à quatre, puis à trois. Aujourd’hui, il y a deux praticiens qui travaillent à temps plein et un troisième à mi-temps. Ces deux postes et demi ne sont pas suffisants pour faire tourner les deux scanners, les deux postes d’échographie, ainsi qu’une IRM sur site et une autre exploitée en commun avec des médecins libéraux.

D. I. / Comment assurez-vous l’activité ?

A . C. / L’hôpital a recours à des radiologues intérimaires, un équivalent temps plein par semaine. Malgré tout, nous n’arrivons pas à remplir tous les postes de travail et sommes obligés de fermer des salles. Par exemple, quand je n’ai personne pour le scanner réservé aux patient

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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