Partage d'images

Des hôpitaux alsaciens libèrent l’accès à leurs images

En Alsace, la plateforme SIMRAL permet aux professionnels de santé et aux patients d'accéder aux images médicales. Cinq établissements pilotes ont inauguré le dispositif.

Le 08/08/17 à 7:00, mise à jour hier à 14:29 Lecture 1 min.

Sur le portail SIMRAL, les images médicales sont accessibles aux les professionnels de santé et aux patients. © Alsace e-santé

En Alsace, l’image médicale se partage. Mise en place le 20 juin, la plateforme Service d’imagerie médicale en région Alsace (SIMRAL) permet aux hôpitaux, aux professionnels de santé libéraux et aux patients d’accéder en ligne aux clichés d’imagerie réalisés dans les établissements pilotes. Ces derniers sont au nombre de cinq : les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, le groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, le centre de lutte contre le cancer Paul-Strauss à Strasbourg, le centre intercommunal de la Lauter de Wissembourg et le centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne.

Les patients adhèrent

« L’objectif est d’améliorer la prise en charge du patient, indique le groupement de coopération sanitaire Alsace e-santé. Il lui évitera de pratiquer inutilement les mêmes examens plusieurs fois et donc d’être attentif aux doses reçues. » Le partage est soumis au consentement du patient. « Quand il arrive à l’accueil pour réaliser son examen, on lui demande s’il est d’accord, explique Tania Messing, la responsable du projet SIMRAL. On lui remet une plaquette d’information et on lui explique le principe. » Globalement, les patients adhèrent facilement au dispositif, avec moins de 10% de refus.

« Des facilités pour comparer les examens »

« Le médecin traitant et les spécialistes ont accès directement aux images depuis la plateforme, détaille Tania Messing. Ils y accèdent dès que le compte rendu est validé par le radiologue. Pour eux, il y a de vraies facilités pour comparer les examens. » Ce dispositif, se félicite le GSC Alsace e-santé, « dispensera les cabinets de radiologie et les établissements d’éditer des CD/DVD qui risquent d’être égarés ou oubliés lors des consultations. » Les patients pourront eux aussi accéder au portail et consulter leurs examens.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Fév

7:12

Une étude rétrospective a évalué un modèle d’apprentissage profond basé sur le scanner en phase veineuse porte pour distinguer les métastases hépatiques du cancer colorectal des hémangiomes, montrant de bonnes performances globales. L’assistance par DL améliore significativement le diagnostic des lésions de 10 à 30 mm, mais son apport reste limité pour les lésions subcentimétriques, pouvant nécessiter une IRM complémentaire.
23 Fév

15:51

Des scores de risques fournis par un outil commercial de diagnostic et prédiction automatique ont obtenu une performance « pas significativement différente » à celle des modèles cliniques pour prédire la récidive ipsilatérale après un traitement par chirurgie conservatoire d'un carcinome canalaire in situ (DCIS). Étude.

13:50

La présence de calcifications aortiques évaluée sur des radiographies thoraciques est associée à une survie globale (HR 1,669 ; IC 95 % = [1083–2572]) et à une survie sans amputation plus faibles (HR 1,587 ; IC 95% = [1041–2420]) après une amputation mineure des extrémités inférieures (étude).

7:30

Les modèles de fondation sont une piste prometteuse pour faire évoluer l'imagerie pédiatrique, concluent les auteurs d'un état de l'art sur le sujet paru dans la revue Pediatric Imaging.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR