Images non protégées

Deux médecins mis à l’amende pour manquement à la protection des données

Deux praticiens libéraux ont écopé de 3 000 € et 6 000 € d’amende. Leur tort : n’avoir pas suffisamment protégé les images médicales de leurs patients, par de mauvais paramétrages réseau et des données non chiffrées.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/01/21 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 2 min.

Selon la CNIL, la protection du réseau informatique interne et le chiffrement des données à caractère personnel font partie des exigences élémentaires en matière de sécurité informatique, qui incombent à tout responsable de traitement (photo d'illustration).. D. R.

Les choix dans le paramétrage des logiciels et des réseaux utilisés pour la consultation des images médicales peuvent mener à la divulgation de données personnelles de patients… et à des sanctions de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). Deux médecins libéraux ont ainsi été condamnés respectivement à 3 000 € et 6 000 € d’amende, à l’occasion de deux délibérations du 7 décembre 2020 de la formation restreinte de la CNIL.

5 300 séries d’images publiques

Dans les deux cas, les médecins responsables n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour protéger les données de leurs patients. Le premier cas concerne un médecin libéral à qui il est reproché d’avoir rendu accessibles plus de 5 300 séries d’images de santé comprenant, en outre, les noms, prénoms et date de naissance de chaque patient et la date de réalisation de l’examen, et ce pendant quatre mois. D’après le rapport de délibération, le confrère aurait ouvert les ports de sa boîte d’accès à internet à son domicile e

Il vous reste 74% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR