Bilan MACSF

En radiologie, la vigilance s’accroît pour éviter les sinistres et les plaintes

Dans son inventaire des déclarations de sinistres corporels en radiologie en 2021, la Mutuelle d’assurance du corps de santé français (MACSF) rapporte une sinistralité en légère hausse par rapport à 2020. Dominique Henrion, radiologue consultant MACSF, revient sur les enseignements de ce bilan et prodigue des conseils à ses confrères pour éviter les incidents.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 21/12/22 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:09 Lecture 6 min.

Parmi les modalités d’imagerie les plus « sinistrogènes », le scanner figure en bonne place (erreurs d’interprétation, retards de diagnostic, non-diagnostics, choc anaphylactique) (photo d'illustration). © Benjamin Bassereau

Erreurs de diagnostic, complications, dommages corporels… Dans son rapport sur les risques des professionnels de santé en 2021, la Mutuelle d’assurance du corps de santé français (MACSF) fait le bilan des sinistres advenus dans les différentes spécialités médicales. Pour l'imagerie, les 4 005 sociétaires radiologues de la MACSF ont adressé 84 déclarations de sinistres corporels, soit une sinistralité de 2,10 % contre 1,82 % en 2020. Les 1 872 radiologues libéraux ont adressé 57 déclarations, avec une sinistralité de 3,04 % contre 2,56 % en 2020.

Effet Covid

Cette hausse de la sinistralité serait due à l’effet Covid : « Les expertises ont été ralenties pendant la pandémie du fait des normes d’hygiène et de sécurité, explique Dominique Henrion, radiologue libéral à Épinal et consultant MACSF. Ça a retardé énormément de procédures. Après la vague Covid, il y a eu un regain d’expertises. En général, la sinistralité en radiologie est assez stable. »

Des radiologues mis en cause indirectement…

M

Il vous reste 89% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR