Hervé Brisse, président de la SFIPP

« En radiopédiatrie, c’est la fibre clinique qui compte »

La radiopédiatrie manque de bras et peine à susciter des vocations. Pour Hervé Brisse, chef du département d'imagerie de l'Institut Curie et président de la Société francophone d'imagerie pédiatrique et prénatale (SFIPP), cette désaffection tient en particulier à la mauvaise cotation des actes et au manque de valorisation de la discipline à l’université.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/01/22 à 8:00, mise à jour le 29/10/26 à 14:10 Lecture 4 min.

« La radiopédiatrie a besoin d’être entendue, d’avoir de jeunes recrues bien formées, d’être reconnue et valorisée, tant au niveau universitaire que dans la codification des actes », estime Hervé Brisse. © Alexandre Lescure

Docteur Imago / Comment expliquer les difficultés actuelles de la radiopédiatrie ?

Hervé Brisse / L’ensemble de pédiatrie est dans une situation difficile. La première raison est qu’elle n’a jamais été considérée comme très rentable en matière d’activité professionnelle. Il y a peut-être aussi une forme de déni : un enfant n’est pas censé être malade. Pour les tutelles, pour les politiques, pour la population générale, c’est rare que l’on mette l’accent sur la pédiatrie. De plus, c’est une discipline qui est beaucoup pratiquée dans les hôpitaux, qui connaissent une crise de vocation. Un cercle vicieux s’est enclenché depuis une quinzaine d’années : plus la spécialité est difficile à gérer à l’hôpital, moins elle va attirer les étudiants et les internes. Il y a donc de moins en moins de spécialistes formés.

D. I. / Pourquoi la radiopédiatrie peine-t-elle à faire naître des vocations chez les jeunes ?

H. B. / Déjà, il faut être sûr que les internes de radiologie passent tous en radiopédiatr

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

06 Nov

13:00

Un cadre d'ensemble intégrant l'évaluation volumétrique des unités Housfield, des caractéristiques radiomiques et des réseaux de neurones convolutifs a montré des performances « prometteuses » pour estimer la densité minérale osseuse des vertèbres sur des images scanner de la jonction thoracolombaire (étude).

12:26

Une étude italienne basée sur l'analyse de près de 3000 évaluations montre que les patientes préféreraient les comptes rendus d'examens d'imagerie mammaire simplifiés par l'IA, plutôt que simplifiés manuellement par les radiologues.
05 Nov

15:30

L'hydrocéphalie spatiale sous-arachnoïdienne (DESH) incomplète serait plus fréquente que la DESH complète chez les sujets âgés. La diminution des espaces sous-arachnoïdiens de la convexité (THC) serait associée à un risque accru de déclin cognitif à 5 ou 7 ans. (étude)

11:30

La TEP-TDM au PSMA lors du bilan initial du cancer de la prostate est associée à une meilleure survie globale, spécifique et sans récidive biologique. Son bénéfice semble particulièrement marqué chez les patients à haut risque traités par radiothérapie. (étude)
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR