Congrès européen de radiologie

« Interpréter correctement une radiographie thoracique est compliqué »

Dans le processus qui mène au diagnostic, les erreurs d’interprétation sont autant de pièges à esquiver. Pour évoquer cette problématique, le Congrès européen de radiologie a organisé une session sur les erreurs en radiographie thoracique. Docteur Imago a interviewé Anna Rita Larici, radiologue à l’hôpital universitaire Gemelli à Rome (Italie) et intervenante.

Le 17/03/17 à 12:00, mise à jour aujourd'hui à 15:21 Lecture 1 min.

Anna Rita Larici, radiologue à l’hôpital universitaire Gemelli à Rome a expliqué les difficultés d'interprétation des radiographies pulmonaires. À sa gauche, Nigel Howarth, médecin-consultant au département de radiologie des hôpitaux universitaires de Genève et à sa droite Johnny Vlahos, radiologue à l'hôpital St George de Londres © C. F.

Docteur Imago / Cette session du congrès était consacrée spécifiquement aux erreurs en radio thoracique. Pourquoi ce sujet en particulier ?

Anna Rita Larici / Interpréter correctement une radiographie thoracique est compliqué car c’est une analyse volumétrique, les structures anatomiques sont superposées et c’est la raison pour laquelle il est difficile d’éviter les erreurs. D’ailleurs, la radio thoracique représente la deuxième cause de problèmes médicolégaux, juste derrière les examens d’imagerie mammaire. Nous pouvons passer à côté d’une lésion maligne ou bénigne. Évidemment, dans le cas d’une lésion maligne non détectée, les risques médicolégaux augmentent significativement, mais c’est aussi le cas avec certaines lésions bénignes comme par exemple les embolies pulmonaires qui peuvent menacer la vie des patients.

D. I. / Dans votre intervention, vous parlez de radiologie « de la vieille école », pourtant la modalité est toujours d’actualité et beaucoup d’étudiants étaient présents lors de cette session.

A. R. L. / Oui, car aujourd’hui encore, interpréter une radiographie est la base de nos connaissances. Cela fait partie des savoirs fondamentaux de notre discipline. Il y avait beaucoup d’étudiants dans la salle car ils apprennent la radiologie et ils doivent posséder ces connaissances fondamentales.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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