Congrès européen de radiologie

« Interpréter correctement une radiographie thoracique est compliqué »

Dans le processus qui mène au diagnostic, les erreurs d’interprétation sont autant de pièges à esquiver. Pour évoquer cette problématique, le Congrès européen de radiologie a organisé une session sur les erreurs en radiographie thoracique. Docteur Imago a interviewé Anna Rita Larici, radiologue à l’hôpital universitaire Gemelli à Rome (Italie) et intervenante.

Le 17/03/17 à 12:00, mise à jour hier à 15:24 Lecture 1 min.

Anna Rita Larici, radiologue à l’hôpital universitaire Gemelli à Rome a expliqué les difficultés d'interprétation des radiographies pulmonaires. À sa gauche, Nigel Howarth, médecin-consultant au département de radiologie des hôpitaux universitaires de Genève et à sa droite Johnny Vlahos, radiologue à l'hôpital St George de Londres © C. F.

Docteur Imago / Cette session du congrès était consacrée spécifiquement aux erreurs en radio thoracique. Pourquoi ce sujet en particulier ?

Anna Rita Larici / Interpréter correctement une radiographie thoracique est compliqué car c’est une analyse volumétrique, les structures anatomiques sont superposées et c’est la raison pour laquelle il est difficile d’éviter les erreurs. D’ailleurs, la radio thoracique représente la deuxième cause de problèmes médicolégaux, juste derrière les examens d’imagerie mammaire. Nous pouvons passer à côté d’une lésion maligne ou bénigne. Évidemment, dans le cas d’une lésion maligne non détectée, les risques médicolégaux augmentent significativement, mais c’est aussi le cas avec certaines lésions bénignes comme par exemple les embolies pulmonaires qui peuvent menacer la vie des patients.

D. I. / Dans votre intervention, vous parlez de radiologie « de la vieille école », pourtant la modalité est toujours d’actualité et beaucoup d’étudiants étaient présents lors de cette session.

A. R. L. / Oui, car aujourd’hui encore, interpréter une radiographie est la base de nos connaissances. Cela fait partie des savoirs fondamentaux de notre discipline. Il y avait beaucoup d’étudiants dans la salle car ils apprennent la radiologie et ils doivent posséder ces connaissances fondamentales.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Juil

17:52

Le gouvernement a confirmé l'installation d'un TEP Scan en Corse, confronté à une pénurie de professionnels de santé dans plusieurs territoires de l'île. Jean-Jacques Panunzi, le sénateur de Corse-du-Sud a ainsi rappelé le 11 juin dernier que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », informe le média Corse Net Infos.

7:56

La plupart des patients estiment qu’ils devraient savoir si l’IA est utilisée pour générer leurs rapports d’imagerie médicale, selon une enquête publiée dans Radiology.
02 Juil

16:36

Une étude publié dans Nature présente AR-VIU, une plateforme de réalité augmentée qui affiche en temps réel des échographies 3D volumétriques, facilitant la perception de l’anatomie et l’interprétation des images. Les résultats montrent qu’elle améliore significativement la précision des utilisateurs, réduit les écarts de performance entre novices et experts, et accélère l’apprentissage de l’échographie.

7:28

Selon une étude, 8 % des femmes sans antécédent cardiovasculaire majeur présentent des calcifications artérielles mammaires (BAC) au dépistage mammographique. Leur signalement pourrait constituer une opportunité de dépistage précoce du risque cardiovasculaire et orienter vers une évaluation préventive.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR