Cancer du sein

La « défavorisation sociale » n’est pas la cause majeure des disparités régionales de participation au dépistage organisé

D’après une étude de Santé Publique France, les femmes qui vivent dans les environnements les plus riches et les plus pauvres participent moins que les autres au dépistage organisé du cancer du sein. Le milieu social ne serait cependant pas « l’influence majeure » des variations géographiques du taux de participation, qui vont du simple au double.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/09/18 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:19 Lecture 3 min.

Selon Santé Publique France, « la défavorisation sociale a une influence sur la participation au dépistage organisé du cancer du sein mais elle n’est pas majeure sur les variations géographiques observées ». © C. F. Photo d'illustration

L’environnement social influence l’adhésion au dépistage organisé du cancer du sein mais pas tant que ça, d’après Santé publique France. Dans un article paru dans la revue Preventive Medicine [1], l’organisme conclut en effet que la richesse du lieu de résidence n’explique qu’en partie les disparités géographiques des taux de participation.

Une photographie de l’ensemble des départements

Les auteurs de l’étude ont travaillé sur des données collectées dans les structures de gestion départementales du programme de dépistage. Elles concernent 4 805 390 femmes de 95 départements sur la période 2013-2014. « L’objectif était de faire une photographie de l’ensemble des départements, explique Agnès Rogel, épidémiologiste en charge de l’évaluation de la performance du programme de dépistage organisé. La participation en France n’est pas très élevée par rapport à d’autres pays et nous essayons d’en comprendre les raisons. »

D’importantes variations géographiques

D’après les données collectées, la pa

Il vous reste 76% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

13 Juil

17:51

Des modèles d’apprentissage profond ont montré des performances diagnostiques comparables ou meilleures que celles des médecins expérimentés pour la détection du cancer du pancréas sur des examens de scanner, rapporte une étude présentée dans Radiology.

13:00

Trois systèmes de détection assistée par ordinateur (AI-CAO) basés sur l’IA ont démontré leur potentiel à détecter les signes précoces du cancer du sein jusqu’à 6 ans avant le diagnostic sur des examens de mammographie provenant d’une grande population de dépistage en Suède (communiqué).

8:30

Le scanner corps entier à ultra-basse dose associé à un algorithme de reconstruction par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire d'environ 70 % l'exposition aux rayonnements tout en conservant une excellente qualité d'image et des performances diagnostiques élevées pour la détection des maladies viscérales et métastatiques des tissus mous chez les patients sous surveillance du cancer, indique une étude parue dans European Journal of Radiology.
10 Juil

16:20

l'IRM mammaire préopératoire ne serait pas associée à une amélioration de la survie sans récidive ou de la survie globale chez les femmes atteintes de carcinome canalaire in situ (DCIS) (étude).

13:19

Une étude indienne suggère que l'IRM multiparamétrique permettrait de distinguer les cancers du sein luminaux des cancers du sein non luminaux à partir de marqueurs non invasifs.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR