Législation

La profession de physicien médical reconnue par la loi

Depuis une ordonnance de janvier 2017, la profession de physicien médical est inscrite dans le Code de la santé publique. Ce dernier définit ses missions générales et ses conditions d'exercice.

Le 14/03/17 à 12:00, mise à jour aujourd'hui à 14:30 Lecture 2 min.

Les missions et conditions d'intervention du physicien médical, en radiothérapie, en médecine nucléaire et en imagerie médicale, seront définies par décret en Conseil d'État. © Virginie Facquet

Le métier de physicien médical est désormais reconnu par la loi. Suite à une ordonnance parue au Journal officiel du 20 janvier 2017, le Code de la santé publique a en effet inséré cette profession à côté de celle de la pharmacie dans le livre des « Professions de la pharmacie et de la physique médicale ». Pour le rapporteur de cette ordonnance auprès du président de la République, « la reconnaissance du métier de radiophysicien en tant que profession de santé contribue à favoriser la qualité et la sécurité des soins, par une meilleure définition de son rôle et de ses missions ».

Au sein d’une équipe pluriprofessionnelle

À la manière des autres professions de santé, celle de physicien médical est définie dans ses missions générales. D’après l’article L.4251-1, il « exerce au sein d’une équipe pluriprofessionnelle. Il apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnements ou de tout autre agent physique dans les applications médicales relevant de son champ d’intervention. Il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques. Il s’assure notamment que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et permettent de concourir à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants ».

[contenu_encadre img= » » titre= »Mon nom est médical, physicien médical » contenu= »Exit les radiophysiciens. Les mots « physicien médical » ont été préférés à « radiophysicien » car c’est ainsi que cette profession est dénommée dans la directive 2013/59/Euratom du 5 décembre 2013 fixant les normes de base en radioprotection, indique le rapporteur de l’ordonnance. » auteur= » » legende= » » credit= » »]

Conditions d’intervention définies ultérieurement

Les missions et conditions d’intervention du physicien médical en radiothérapie, en médecine nucléaire et en imagerie médicale, notamment les actes réalisés sur prescription médicale, ne sont pas encore précisées. Elles seront définies par décret en Conseil d’État, pris après avis de l’Académie nationale de médecine.
L’exercice de la profession est réservé aux personnes titulaires du diplôme de qualification en physique radiologique et médicale ou du diplôme de physicien médical. Par dérogation, les personnes auxquelles a été délivré un agrément en tant que radiophysicien avant le 28 novembre 2004 peuvent également exercer. Les détails de la formation seront fixés ultérieurement par décret.

« La concrétisation d’années de travail »

Pour la Société française de physique médicale, cette ordonnance « constitue la concrétisation des années de travail de la SFPM pour la reconnaissance de notre profession ». Elle a fait l’objet d’une concertation en juin 2016 avec les représentants des physiciens médicaux, des spécialités médicales concernées et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Jan

16:11

Une étude publiée dans BMC Urology a évalué la capacité de plusieurs grands modèles de langage à classer des comptes rendus d’IRM de la prostate selon le système PI-RADS v2.1. Le modèle GPT-o1 montre la meilleure concordance avec les radiologues, mais tous les modèles présentent des limites pour les lésions PI-RADS 3.

13:08

Chez les patients atteints d'occlusion aiguë des grands vaisseaux (LVO) de l’ACM et de sténose de l’artère intracrânienne sous-jacente traitée par stent de secours, l’administration préalable d’une thrombolyse intraveineuse n’est pas associée à une augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne symptomatique ni de la mortalité à 90 jours (étude).

7:30

Un modèle de classification ternaire radiologique a obtenu des performances diagnostiques « excellentes » pour différencier les lésions pulmonaires sur des images de scanner, selon des résultats publiés dans Radiology.
08 Jan

15:17

Des chercheurs ont introduit un nouveau marqueur tumoral IRM appelé « signe sombre-clair-obscur » et suggèrent qu’il peut aider à prédire la métastase des ganglions lymphatiques chez les patients atteints d’un cancer rectal, selon une étude publiée dans Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR