Politique de santé

La stratégie nationale de santé veut réduire les inégalités d’accès aux soins

Le ministère de la Santé a annoncé le 18 septembre le lancement des travaux de la stratégie nationale de santé 2017. Cette dernière s’appuiera sur quatre grands thèmes prioritaires : la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins et l’innovation.

Le 25/09/17 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:20 Lecture 2 min.

La lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé est l'un des thèmes prioritaires de la stratégie nationale de santé 2017. © C. F. Photo d'illustration

Les travaux commenceront dès décembre. Ce 18 septembre, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté les grandes lignes de la stratégie nationale de santé 2017. Elle sera mise en œuvre « dès 2018 », indique le communiqué officiel.

Quatre principaux points faibles

Cette stratégie s’appuie sur les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sur les objectifs et enjeux du système de soin. Dans un rapport, l’instance désigne ce qu’elle considère comme les principaux points faibles de l’organisation actuelle :

  • une mauvaise répartition des ressources de santé sur le territoire ;
  • une organisation de l’offre de soins déséquilibrée entre le segment hospitalier et les soins de ville ;
  • la fragmentation et le manque de coordination des soins ;
  • la dégradation de la qualité de vie des professionnels de santé.

« Les enjeux et les attentes de la population obligent à faire évoluer le système de santé », commente le HCSP.

Exploiter les big data pour évaluer les pratiques et politiques de santé

Pour mener à bien cette stratégie nationale de santé, le rapport propose plusieurs axes d’action. Il recommande ainsi de « réorienter l’offre de soins vers les soins de ville » et de développer l’innovation en santé. Sur ce thème en particulier, le HCSP rappelle l’importance des big data. « Ces systèmes génèrent un nombre considérable de données souvent inexploitées faute de ressources et de méthodologie adéquates, note-t-il. Ce stockage de données massives doit pouvoir être utilisé pour l’évaluation des pratiques et des politiques de santé. »

La formation doit accompagner l’évolution des pratiques

Le rapport insiste également sur « la permanente évolution des pratiques des professionnels de santé ». Pour la favoriser et aider les soignants à s’y adapter, il met avant le rôle de la formation professionnelle. « Les programmes de formations initiales des soignants doivent les préparer aux évolutions de leurs métiers. Des programmes de formation continue doivent accompagner les évolutions pour permettre l’adhésion des différents personnels à celles-ci. »

Un plan contre les déserts médicaux en octobre

En conclusion, le rapport du HCSP envisage le développement « d’une approche par déterminants de santé, plutôt qu’une approche par pathologie ». Elle consiste à agir sur les facteurs sociaux et environnementaux responsables des grands problèmes de santé. L’objectif est de réduire les inégalités dans ce domaine. D’ores et déjà, le ministère prévoit, dès octobre, la création d’un plan contre les déserts médicaux. Il devra permettre de combattre « les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins ».

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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