Enseignement

Le Québec forme des radiologues interventionnels certifiés

Au Canada, la radiologie interventionnelle a désormais un cursus spécifique. L’université Laval de Québec est la première du pays bénéficier d’un agrément de formation pour ses étudiants. Lors des Journées francophones d’imagerie cardiovasculaire, le radiologue François Côté a présenté les grandes lignes de ce projet, concrétisé après trois ans de travail.

Le 19/09/17 à 11:00, mise à jour hier à 14:26 Lecture 2 min.

À Québec, l'université Laval est la première du Canada à avoir reçu un agrément pour former les étudiants en radiologie interventionnelle. Par Cephas, travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14527480

Avec un peu d’avance sur la France, le Canada a reconnu la radiologie interventionnelle comme une surspécialité de l’imagerie médicale. Une formation spécifique a été validée il y a un peu moins d’un an. François Côté, radiologue au CHU de Québec, est venue la présenter en juin 2017 aux Journées francophones d’imagerie cardiovasculaire. Au Canada, la formation en radiologie diagnostique dure cinq ans. La première année comprend des stages dans certaines spécialités médicales et chirurgicales. Les quatre années suivantes prévoient des stages en radiologie, dont trois mois en radiologie interventionnelle.

L’importance du fellowship

Jusqu’à maintenant, la formation en radiologie interventionnelle au Canada se faisait via une formation complémentaire, le fellowship, au terme des études en radiologie diagnostique. « En fin de résidence, l’étudiant pouvait suivre des stages optionnels. Ceux qui étaient intéressés terminaient leur formation de radiologie diagnostique avec cinq ou six mois d’interventionnel, explique François Côté. S’ils voulaient vraiment pratiquer la radiologie interventionnelle, ils devaient faire un fellowship d’un an. Au terme de cette formation, il n’y avait pas d’examen de spécialité, ni de certificat. »

Trois ans de tractations pour une certification

Actuellement, la formation en radiologie interventionnelle connaît une transformation, à la demande de l’Association canadienne de radiologie. « Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a reconnu en juin 2013 la radiologie interventionnelle comme une surspécialité de la radiologie diagnostique, explique l’intervenant. Cela faisait longtemps que notre association y travaillait. » Durant les trois années suivantes, le Collège royal a élaboré les objectifs de formation en radiologie interventionnelle. Et depuis décembre 2016, les facultés canadiennes peuvent demander un agrément pour former à cette surspécialité. « Jusqu’à maintenant, notre université est la seule à avoir reçu l’agrément du Collège royal », se félicite François Côté, responsable du stage de radiologie à l’externat de l’université Laval, à Québec.

Une formation générale pour des procédures « d’une complexité modérée »

La formation, d’une durée de deux ans, s’adresse exclusivement aux étudiants en radiologie diagnostique. « La première année se traite de manière concomitante avec la radio diagnostique. Le résident fait ses quatre premières années et la cinquième année est hybride pour la certification en radiologie diagnostique et la radiologie interventionnelle. » En sixième année, l’étudiant qui souhaite se surspécialiser accomplit 13 périodes de stage en interventionnel et passe un examen pour obtenir sa certification. Cependant, le fellowship reste toujours d’actualité. « La formation en radiologie interventionnelle permet de faire des procédures d’une complexité modérée. Mais pour exercer en milieu universitaire, il faut une année de formation complémentaire pour se spécialiser. »

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

02 Mar

7:30

Une équipe étasunienne et canadienne a développé une méthode de rendu volumique pour visualiser les structures myocardiques et le flux sanguin à partir d'examens d'IRM en 3D, cine 4D et flux cardiaque 4D qui peut améliorer la compréhension du dysfonctionnement des valves et soutenir la planification procédurale. Étude.
27 Fév

17:51

Une revue systématique et méta-analyse a évalué la performance de l'IA pour la détection des épanchements du coude en radiographie. Les résultats montrent une sensibilité et une spécificité élevées et comparables entre l’IA et les médecins, sans différence significative.

17:49

Une étude conclut que l'angiomammographie constitue une alternative viable à l’évaluation de l'atteinte du complexe mamelon-aréolaire dans le cancer du sein, en particulier dans les cas de contre-indications à l’IRM.

17:09

Une revue, analysant 10 ans de littérature sur la neuroradiologie en pédiatrie et fœtale sur l’IA, conclu que les collaborations interinstitutionnelles continues peuvent faciliter l’intégration de l’IA dans la neuroradiologie pédiatrique, en complétant les radiologues et en améliorant les soins pédiatriques.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR