COVID-19

L’imagerie fait le bilan après 15 mois de crise

Les assauts successifs de la Covid-19 ont éprouvé la flexibilité et la résilience des organisations d’imagerie. Alors que la troisième vague commence à refluer, des radiologues font les comptes de la crise.

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Le 24/05/21 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:12 Lecture 5 min.

Par rapport à la première vague, le profil des malades qui passent au scanner a changé. Ils sont désormais beaucoup plus jeunes, constate Antoine Khalil, chef du service d'imagerie de l'hôpital Bichat - AP-HP (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Depuis plus d’un an, la radiologie a appris à vivre avec les caprices de la Covid-19. La maladie fait désormais partie du paysage mais reste un problème épineux à gérer. « C’est très compliqué pour les cadres en ce moment, observait Assia Amara, responsable du service d’imagerie de l’hôpital de Dunkerque (Nord), le 25 mars dernier. Au premier confinement, l’activité hors Covid avait chuté. Le personnel était donc suffisant. Là, il faut concilier activité Covid et activité programmée régulière. »

« Ras-le-bol »

Pourtant, malgré un flux de travail tendu, hors de question pour les radiologues de déprogrammer des examens : « Nous ne pouvons pas nous le permettre, nous avons déjà deux mois d’attente en IRM », rapportait Assia Amara. Depuis le début de la troisième vague, le service d’imagerie de l’hôpital de Dunkerque s’efforce de maintenir une activité quasi normale. Au sein des équipes, la routine Covid s’est installée et une certaine usure se fait ressentir. « Les gens sont épuisés, témoig

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Carla Ferrand

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