Agence régionale de santé

« Nous sommes prêts à libéraliser la délivrance des autorisations mais les radiologues doivent s’entendre »

Directeur de l’agence régionale de santé Île-de-France, Didier Jaffre met en lumière les particularités de la région sur les équipements d’imagerie lourde et appelle les radiologues publics et privés à mieux se concerter sur les demandes d’installation.

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Le 19/11/21 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:12 Lecture 8 min.

« Dans le prochain PRS, la participation à la permanence des soins sera une condition non négociable pour implanter une activité d’imagerie », signale Didier Jaffre, le directeur de l'ARS Ile-de-France. © ARS IDF

Docteur Imago / Sur quels critères se base l’agence régionale de santé (ARS) pour évaluer les besoins en équipements matériels lourds (EML) d’imagerie ?

Didier Jaffre / La première donnée sur laquelle nous nous basons est simplement le taux d’équipement. Sur ce point, l’Île-de-France se distingue des autres régions puisqu’elle est la mieux dotée en scanners et IRM au niveau national, avec 18 IRM et 19 scanners par millions d’habitants. Seules quatre régions en France dépassent les 16 IRM par millions d’habitants. Bien entendu, il faudrait comparer ces chiffres avec les données européennes, voire mondiales. Au niveau européen, il y a un fort écart avec l’Allemagne, mais nous commençons à rattraper notre retard. Au niveau mondial, le pays le mieux équipé est le Japon ; les États-Unis sont aussi en haut du tableau.

D. I. / Ce parc d’équipements lourds est-il cohérent avec les besoins de la population ?

D. J. / Non. Il y a deux ans, nous avons reconnu, en accord avec le G4, un besoin exceptio

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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