Éthique

Quels sont les facteurs conscients et inconscients du triage en radiologie ?

Lors d’une journée consacrée à l’éthique en imagerie médicale, une réflexion sur le triage des patients fut l’occasion d’analyser ce phénomène quotidien. Selon la radiopédiatre Catherine Adamsbaum, il obéirait à plusieurs mécanismes explicites et implicites, parfois inconscients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 31/01/23 à 8:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 5 min.

De nombreux critères manifestes entrent en jeu dans le tri des patients : l’âge, le type d’examen, le demandeur, la temporalité de la demande, etc. © Virginie Facquet

Le 18 janvier, l’Espace éthique Île-de-France organisait dans les locaux parisiens de la Société française de radiologie (SFR), en partenariat avec cette dernière, une journée de réflexions, de débats et d’ateliers sur l’éthique en imagerie médicale. Lors de cette rencontre, Catherine Adamsbaum, professeure émérite à la faculté de médecine Paris-Saclay et responsable du groupe Éthique au sein de la SFR et du Collège des enseignants en radiologie de France (CERF), a exploré les multiples aspects de la notion de triage en radiologie. « Sommes-nous conscients que nous trions ? », s’est-elle interrogée.

Médecine sur le front

Comme le rappelle la spécialiste, trier consiste à faire un choix, une sélection ou un classement. Mais dans un contexte médical, le terme de « tri » revêt souvent une connotation péjorative, remarque-t-elle. À l’origine, le triage médical trouve ses racines dans la médecine militaire, lorsqu’il fallait prioriser certains blessés : « Au départ, l’objectif était éthique e

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

7:30

Une étude montre que la TEP-IRM ciblant la protéine d'activation des fibroblastes (FAP) détecte davantage de lésions suspectes d’endométriose que l’IRM conventionnelle, soutenant son intérêt comme outil complémentaire pour l’évaluation préopératoire.
11 Juin

16:00

L’ASNR a été informée d’une erreur de radiothérapie, classée au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO, survenue en mars 2026 au CHU de Saint-Étienne (42). Une dose de 9 Gy destinée à une vertèbre atteinte d’une métastase a été administrée par erreur à la vertèbre voisine saine en raison d’un mauvais positionnement du patient.

13:00

Des modèles d’intelligence artificielle évalués pour la classification de la malignité des nodules pulmonaires au scanner thoracique ont montré une sensibilité élevée (88 %) mais une spécificité modérée (75 %), soutenant un rôle potentiel dans les stratégies d’exclusion d'un cancer pulmonaire étude).

9:30

Selon une étude publiée dans The Journal of Nuclear Medicine, un nouveau système de TEP-TDM à champ de vision à long axe (LAFOV), utilisant des détecteurs de 30 mm au germanate de bismuth (BGO) avec des photomultiplicateurs au silicium offre une qualité d’image supérieure à la TEP-TDM à champ de vision court-axial (SAFOV) malgré des réductions marquées du temps d’acquisition, avec des caractéristiques de bruit comparables sur plusieurs radiopharmaceutiques.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR