Réforme du troisième cycle

Un internat jugé plus structuré et plus homogène après la réforme

2017 marquait l’entrée en vigueur de la nouvelle maquette du diplôme d’études spécialisées d’imagerie médicale. Cinq ans après, depuis fin 2022, les premiers radiologues issus de cet internat nouvelle version investissent le terrain. Ces jeunes médecins ont profité d’un socle commun de cours théoriques en e-learning et d’un parcours de stage plus complet, qui les oblige à passer par toutes les spécialités. Une formule que les étudiants et professeurs jugent plus encadrée, plus universitaire, mais aussi plus contraignante.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/01/23 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:08 Lecture 7 min.

Pour permettre aux internes d’explorer toutes les facettes de leur discipline, des stages dans toutes les surspécialités d’imagerie sont obligatoires (photo d'illustration). © C. F.

À l’origine, la réforme du diplôme d’études spécialisées (DES) de radiologie est intervenue dans le cadre d’une révision de l’ensemble des études médicales, explique Jean-Paul Beregi, actuel président du Collège des enseignants en radiologie de France (CERF) : « Ces réformes sont souvent en lien avec l’évolution des spécialités. L’idée était de revenir à des fondamentaux et de regarder les transversalités », rappelle-t-il. Désormais, l’internat de radiologie se compose de trois phases : socle (deux semestres), approfondissement (six semestres) et consolidation (deux semestres), avec une année supplémentaire pour l’option radiologie interventionnelle avancée. « Aujourd’hui, notre formation est de cinq ans, comme la plupart de spécialités médicales, et de six ans comme les spécialités chirurgicales », note Jean-Paul Beregi.

Un socle commun et des bases solides

La devise de la réforme du DES pourrait être : homogénéisation, gradation, structuration. « Cette génération a eu accès à des cours

Il vous reste 90% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.

7:11

Entre 2002 et 2022, l’utilisation de la mammographie chez les femmes américaines n’a pas significativement diminué globalement, malgré une légère tendance à la baisse. Toutefois, des diminutions marquées ont été observées chez certains sous-groupes, notamment les femmes de 40 à 49 ans non assurées, fumeuses ou non hispaniques blanches, soulignant la nécessité de stratégies de dépistage ciblées et adaptées au risque, selon une étude publiée dans Jama Network Open.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR