Rendez-vous de Docteur Imago

Une journée pour la pertinence en imagerie

Docteur Imago a tenu la première édition de ses Rendez-vous vendredi 5 avril, dans ses locaux parisiens. Une journée consacrée à la pertinence en imagerie, tant du point de vue médical que technique, réglementaire ou juridique.

Le 08/04/19 à 11:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 2 min.

La journée pertinence du 5 avril a réuni des intervenants issus du monde de la radiologie libérale et hospitalière, mais aussi des secteurs juridique et institutionnel. © C. F.

Comment garantir le bon examen, au bon moment ? Vendredi 5 avril 2019, la première édition des Rendez-vous de Docteur Imago a exploré les enjeux de la pertinence en imagerie médicale. Dix professionnels de santé et acteurs institutionnels ont partagé leurs expériences et leurs points de vue sur le sujet devant une trentaine de participants.

La pertinence sous l’angle institutionnel et juridique

La première partie de la journée s’est consacrée aux différents acteurs de la pertinence. Julie Sage, membre de l’unité d’expertise en radioprotection médicale au sein de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a fait part de ses recommandations concernant la justification des actes d’imagerie. Puis, Valérie Lindecker-Cournil, membre du service de l’évaluation de la pertinence des soins et de l’amélioration des pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS), a décrit le rôle de cette instance dans la pertinence en imagerie médicale. Enfin, Céline Roquelle-Meyer, avocate au sein du cabinet Vatier (Paris), a présenté le volet juridique de la responsabilité du radiologue.

Les points de vue du libéral et du généraliste

Yann Billaud, radiologue à Lyon, est venu exposer son point de vue de médecin libéral sur la pertinence, avant qu’Hervé Leclet, radiologue et dirigeant de la société de conseil Santopta, ne détaille les différentes organisations qui entrent en jeu dans la pertinence (groupements, GHT, partenariats, etc.). La première table ronde, fut notamment l’occasion d’entendre le point de vue du médecin demandeur, en la personne de Gilles Bastit, médecin généraliste représentant de l’organisme de formation MG Form.

© C. F.

La première partie de la journée s’est achevée autour d’une table ronde, à laquelle participaient une représentante de la HAS, trois radiologues et un médecin généraliste. © C. F.

Focus sur la téléradiologie

Les interventions de l’après-midi se sont intéressées aux outils et aux cas pratiques. Laurent Verzaux, radiologue libéral au Havre, a évoqué le thème de la pertinence à travers le prisme de la téléradiologie. Dans ce domaine, Madeleine Cavet, radiologue à Paris et directrice médicale de la compagnie CGTR a présenté des outils organisationnels.

Communiquer avec le patient

Laurence Rocher, radiologue à l’hôpital Bicêtre-AP-HP et membre du groupe de travail Patient de la Société française de radiologie (SFR), est ensuite intervenue sur le thème de la communication avec le patient autour de la justification des actes d’imagerie. Puis Hervé Leclet a détaillé différentes modalités d’évaluation de la pertinence, avant qu’Antoine Kirchner, représentant de l’Union nationale des internes en radiologie (UNIR), ne fasse part de la perception qu’ont les futurs radiologues de cette problématique. Pour prolonger cette réflexion, la journée s’est terminée avec une seconde table ronde où quatre intervenants ont proposé des pistes pour améliorer la pertinence à l’avenir.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR