Intelligence artificielle

Comment bâtir un modèle radiomique en oncologie ?

Selon Nickolaos Papanikolaou, qui s’exprimait à l’ECR 2021, le développement de modèles radiomiques pour des applications en oncologie exige avant tout l’utilisation de données robustes et la participation d’une équipe multidisciplinaire, avec des expertises médicales et informatiques.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 18/03/21 à 17:00, mise à jour aujourd'hui à 14:13 Lecture 5 min.

Pour le développement de modèles radiomiques, Nickolaos Papanikolaou recommande l’utilisation de l’apprentissage machine plutôt que de l’apprentissage profond, dont l’entraînement nécessite des milliers d’images et dont le fonctionnement manque de transparence, selon lui. capture d'écran ECR 2021

Au carrefour des sciences informatiques, de la biostatistique et d’autres disciplines, la radiomique vise à créer des algorithmes d’apprentissage machine capables d’extraire et d’analyser, sur des clichés d’imagerie médicale, des données numériques pertinentes pour le diagnostic, le pronostic ou le suivi des patients. Le 3 mars, une session du Congrès européen de radiologie s’est intéressée à ses applications potentielles en cancérologie.

Pallier les faiblesses de la biopsie

En oncologie, la radiomique pourrait permettre de s’affranchir des limites de la biopsie et de l’imagerie médicale traditionnelle, affirme Nickolaos Papanikolaou, radiologue au sein du groupe d’imagerie clinique computationnelle de la fondation Champalimaud, à Lisbonne, Portugal. « La biopsie souffre d’erreurs d’échantillonnage, est invasive et présente un faible rapport temps-efficacité, souligne-t-il. L’imagerie médicale préserve l’intégrité du patient et permet d’extraire une importante quantité d’information de l

Il vous reste 87% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Papanikolaou et coll., « How to develop a meaningful radiomic signature for clinical use in oncologic patients », Cancer Imaging, 2021, vol. 20, n° 33. DOI : doi.org/10.1186/s40644-020-00311-4
  2. Carrasquinha E., Santinha J. A. A., Mongolin A. et coll. « Regularization techniques in radiomics : a case study of the prediction of pCR in breast tumours and the axilla », Conference : CIBB 2019 – Computational intelligence methods for bioinformatics and biostatistics, septembre 2019. https://www.researchgate.net/publication/338412538_Regularization_techniques_in_Radiomics_A_case_study_on_the_prediction_of_pathological_Complete_Response_in_Breast_Tumours_and_the_Axilla.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

07 Jan

16:38

Au sein d'une cohorte de 207 femmes italiennes rappelées après un dépistage du cancer du sein, l'angiomammographie a prédit avec une sensibilité par sein de 96 % et une spécificité de 95 % les suites à trois ans. Étude.

14:18

L'ablation endoveineuse par micro-ondes et l'ablation par radiofréquence sont également efficaces pour traiter les varices des membres inférieurs, avec des taux d'occlusion à un an de 97,5 % et 98 %, conclut une revue présentée dans JVIR.

7:30

Par rapport à une approche « biopsy first », une approche « ablation first » a été associée à un taux d'hémorragie moindre (10,7 % vs 40,6 %) au sein d'un groupe de 60 patients qui ont bénéficié d'une biopsie-cryoablation de nodules pulmonaires. Étude.
06 Jan

16:21

La plupart des 3 000 femmes âgées de 40 à 69 ans participant à une étude canadienne ont réagi positivement à l'annonce de leur risque personnalisé de cancer du sein et de plan de dépistage.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR