Radioprotection

Comment réduire les disparités dosimétriques au scanner

Les doses délivrées aux patients durant un examen de scanner varient selon les pays, d’après plusieurs études présentées au RSNA. La formation et la formalisation de protocoles peuvent permettre de les optimiser.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/01/22 à 16:30, mise à jour aujourd'hui à 14:10 Lecture 2 min.

D'après une étude menée par Rebecca Smith-Bindman et son équipe de l'université de Californie, à San-Francisco, les doses délivrées au scanner ont tendance à diminuer après la formation de 8 semaines d'un binôme de professionnels (photo d'illustration). © C. F.

Professeur d’épidémiologie et de statistiques à l’université de Californie, à San Francisco, Rebecca Smith-Bindman est une spécialiste de la dosimétrie et de la radioprotection. Lors d’une session du congrès 2021 de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), elle a souligné les disparités géographiques qui existent au niveau des doses associées aux examens de scanner : « Les doses délivrées varient profondément entre les organisations et les pays ». Ainsi, parmi les 162 établissements qui ont pris part à une étude présentée dans le British Medical Journal, la dose moyenne associée à un scanner abdominal va de 4 ou 5 mSv à 28 mSv [1]. Ces différences ne tiennent pas qu’au type d’examen réalisé, précise Rebecca Smith-Bindman. « Nous avons pris en compte différents facteurs comme le type de patients, les raisons du scanner et même le modèle de machine utilisé pour arriver à cette conclusion et tenter de comprendre ces variations. »

Améliorer les pratiques

Timothy P. Szczykutowicz, pro

Il vous reste 70% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Bibliographie

  1. Smith-Bindman R., Wang Y., Chu P. et coll., « International variation in radiation dose for computed tomography examinations: prospective cohort study », British Medical Journal, janvier 2019, vol. 364, k4931. DOI : 10.1136/bmj.k4931.
  2. Smith-Bindman R., Chu P., Wang Y. et coll., « Comparison of the effectiveness of single component and multicomponent interventions for reducing radiation doses in patients undergoing computed tomography: a randomized clinical trial », JAMA Internal Medicine, mai 2020, vol. 180, n° 5, p. 666-675. DOI : 10.1001/jamainternmed.2020.0064.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

06 Fév

16:08

Des chercheurs ont développé et validé un modèle de deep learning entièrement automatisé pour détecter et mesurer les masses surrénaliennes sur des scanners abdominaux injectés. Le modèle a le potentiel d’améliorer les taux de détection des lésions et de faciliter leur prise en charge précoce, indique l'étude.

13:06

Une étude publiée dans Radiology montre que le compte rendu structuré améliore l’efficacité des radiologues en réduisant le temps de rédaction et en recentrant l’attention visuelle sur l’image, par rapport au texte libre. L’ajout de l’intelligence artificielle augmente la précision diagnostique.

7:30

Une étude rétrospective montre que le score Node-RADS basé sur l’IRM offre une excellente précision diagnostique pour la détection des métastases ganglionnaires chez les patients atteints de cancer du rectum, avec une performance supérieure aux critères de taille et aux comptes rendus IRM classiques.
05 Fév

16:36

Le centre hospitalier Agen-Nérac (47) a mis en service le 26 janvier 2026 une nouvelle salle de radiologie numérisée sur son site de Nérac. D’un montant de 185 000 €, cet investissement améliore la qualité des diagnostics tout en réduisant l’exposition aux rayons, informe actu.fr.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR