Scanner thoracique

Dépister le cancer du poumon pour prédire la mortalité cardiovasculaire

Des chercheurs néerlandais ont entraîné un système d'apprentissage profond sur des images de scanner thoracique de dépistage de cancer du poumon. Ils ont ainsi développé une méthode automatique qui permettrait de prédire en temps réel la mortalité à 5 ans liée à une pathologie cardiovasculaire.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 22/04/21 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:12 Lecture 2 min.

Grâce aux informations contenues dans un scanner thoracique basse dose réalisé pour un dépistage du cancer du poumon, un système de deep learning pourrait prédire en moins d’une seconde le risque de décès lié à une pathologie cardiovasculaire à 5 ans. © De Vos et coll./RSNA2021

Grâce aux informations contenues dans un scanner thoracique basse dose réalisé pour un dépistage du cancer du poumon, un système de deep learning (apprentissage profond) pourrait prédire le risque de décès lié à une pathologie cardiovasculaire à 5 ans. Telle est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Radiology : Cardiothoracic Imaging le 15 avril.

5 000 scanners de l'étude NLST

Pour aboutir à ce résultat, le chercheur Bob D. de Vos et ses collègues des hôpitaux universitaires d’Amsterdam et d’Utrecht (Pays-Bas) ont réalisé une étude rétrospective qui a inclus 5 564 participants ayant passé un scanner basse dose dans le cadre de l’essai NLST (National Lung Screening Trial) entre août 2002 et avril 2004. Les patients ont été suivis jusqu'en décembre 2009.

Un réseau entraîné sur 6 types de calcifications

Le modèle de prédiction a été entraîné avec les données de 4 451 participants (âge médian 61 ans ; 37.9 % de femmes) puis testé avec les données de 1 113 sujets.  « Le réseau d’appre

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. De Vos B. D., Lessmann N., de Jong P. A. et coll., « Deep learning-quantified calcium scores for automatic cardiovascular mortality prediction at lung screening low-dose CT », Radiology : Cardiothoracic Imaging, avril 2021. DOI : 10.1148/ryct.2021190219. Publication en ligne.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

29 Jan

16:21

Alain Luciani, PU-PH au GHU Henri-Mondor (94) a été élu futur président de la Société française de radiologie (SFR) pour le mandat 2027 - 2031 ce 29 janvier, annonce la SFR.

15:25

Une étude publiée dans JACR compare l’utilisation des examens d’imagerie chez des enfants en consultation externe dans les hôpitaux pédiatriques et non pédiatriques à partir de données Medicaid 2019. Elle montre que les hôpitaux non pédiatriques utilisent plus fréquemment les examens exposant aux radiations ionisantes, tels que les radiographies et scanners, tandis que les hôpitaux pédiatriques privilégient davantage l’échographie et l’IRM.  

13:18

Une étude publiée dans Emergency Radiology rapporte un cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne avec anévrismes multiples, dans lequel l’imagerie conventionnelle ne permettait pas d’identifier l’anévrisme rompu. L’IRM de la paroi vasculaire a mis en évidence un rehaussement focal de l’anévrisme du sommet basilaire, permettant un traitement endovasculaire ciblé et soulignant l’intérêt de cette technique dans les situations diagnostiques complexes.  

7:17

Une étude prospective compare l’efficacité de l’échographie mammaire automatisée (ABUS) et de l’échographie manuelle (HHUS) en seconde intention pour détecter des lésions identifiées en IRM mammaire. Bien que la HHUS détecte significativement plus de lésions, les deux techniques présentent une sensibilité similaire, l’ABUS ayant une valeur prédictive positive plus élevées. Ces résultats démontrent que les deux méthodes sont complémentaires et ont le potentiel d’augmenter le taux de détection des lésions lorsqu’elles sont utilisées conjointement.    
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR