JFICV

La dénervation rénale de l’hypertension artérielle toujours concluante

À l'occasion des 11e JFICV, le Pr Michel Azizi, cardiologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), a synthétisé les récents résultats des essais de deuxième génération concernant l'efficacité de la dénervation rénale contre l'hypertension artérielle. Plus concluants que les tests de première génération, ils montrent une réduction de la pression artérielle après dénervation rénale de l’ordre de 5 à 7 mmHg en mesure ambulatoire.

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Le 29/08/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:09 Lecture 5 min.

Le cathéter Simplicity Spyral® et le cathéter Paradise® (image d'illustration) ont récemment fait l'objet d'essais randomisés concluants contre une intervention factice. Paradise®

« Le traitement de l'hypertension artérielle par dénervation rénale a une longue histoire de 14 ans de développement », rappelle le professeur Michel Azizi en préambule de sa présentation vidéo diffusée à l'occasion des 11e Journées francophones d'imagerie cardiovasculaire et interventionnelle (JFICV). Si l'aventure commence sur les chapeaux de roue grâce à des études de faisabilité utilisant le cathéter Simplicity unipolaire et montrant une grande efficacité de la dénervation rénale, 2014 marque un coup d'arrêt brutal à ces essais de première génération.

« Simplicity-HTN-3, le premier essai randomisé contre une intervention factice, a jeté un pavé dans la mare puisqu'il s’est révélé totalement négatif sur le plan de la réponse tensionnelle », assène le cardiologue responsable de l’unité d’hypertension artérielle à l’hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) et membre du conseil d’administration de la SFHTA (Société française d’hypertension artérielle). Pire, une méta-analyse de 2015 co

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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