Congrès de la SIAD

L’acquisition comprimée et la reconstruction d’image par apprentissage profond accélèrent l’IRM en vie réelle

Le radiologue Marc Zins a présenté lors de la journée de printemps de la SIAD les atouts de l'acquisition comprimée (compressed sensing) et de la reconstruction d'image par apprentissage profond pour accélérer l'acquisition en cholangiopancréatographie par IRM sans perte de performance diagnostique.

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Le 24/06/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:06 Lecture 3 min.

« En vie réelle, dès lors qu'on accélère avec du compressed sensing en trigger, on a moins d'artefact que sur la séquence standard de CP-IRM », résume Marc Zins. L'apnée couplée au compressed sensing permet d'aller encore plus vite et de produire une séquence présentant « un rapport signal sur bruit certainement moins bon, mais de performance diagnostique équivalente », selon le radiologue parisien. © Marc Zins

À l'occasion de la journée de printemps de la Société d’imagerie abdominale et digestive (SIAD), organisée à l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), le 1er avril, Marc Zins a détaillé différentes manières d'aller plus vite en IRM. Il s’est notamment intéressé à deux séquences particulières : le compressed sensing, ou acquisition comprimée, et la reconstruction d'image par apprentissage profond, ou deep learning reconstruction.

Améliorer l'expérience patient

« Pourquoi aller plus vite ? », s'interroge d'emblée le chef du service de radiologie de l'hôpital Saint-Joseph (Paris). Si l'approche marketing des constructeurs met en avant l'augmentation de productivité qui en découle, Marc Zins préfère mettre l’accent sur le gain de confort pour les patients. « Accélérer l'acquisition IRM améliore l'expérience patient, avec notamment des apnées plus courtes. Encore aujourd'hui, une IRM du pancréas prend 40 à 45 minutes à l'hôpital Saint-Joseph. Quand les patients sortent, ils sont essorés ! 

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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