Intelligence artificielle

Les atouts du manifold learning en neuro-imagerie

Vendredi 2 octobre, une session des JFR 2020 s’est intéressée aux applications de l’intelligence artificielle en neuroradiologie. Les intervenants ont notamment évoqué le potentiel du manifold learning pour extraire et analyser des marqueurs cliniques et radiologiques des maladies neurodégénératives.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/10/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 3 min.

« Sans être supervisé, l’algorithme est capable d’utiliser les valeurs quantitatives extraites d’une séquence d’IRM pour différencier les cerveaux des sujets contrôles de ceux des patients malades, en séparant les variantes génétiques des démences fronto-temporales par exemple », décrit Arnaud Attyé. © Arnaud Attyé

Félix Renard et Arnaud Attyé, respectivement ingénieur en traitement d’images médicales au sein de la compagnie Pixyl et neuroradiologue à l’université Grenoble Alpes (38), ont travaillé sur le manifold learning. Cette forme d’apprentissage en intelligence artificielle, très utilisée en Data Science, est encore peu répandue en médecine. Elle consiste grosso modo à convertir un jeu de données de grande dimension en quelques variables caractéristiques dans un espace réduit. L'algorithme étudie ensuite la distance entre les individus dans cet espace pour diagnostiquer et pronostiquer les maladies.

« On ne moyenne rien »

« C’est une méthode qui permet de tenir compte de la variabilité individuelle. On ne moyenne rien, décrivait Arnaud Attyé lors d'une session des Journées francophones de radiologie 2020, le 2 octobre. Le caractère innovant des algorithmes de manifold learning développés à Grenoble ne repose pas sur l’étape de réduction de dimension, somme toute assez banale, mais sur l’étape

Il vous reste 76% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

11 Juin

16:00

L’ASNR a été informée d’une erreur de radiothérapie, classée au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO, survenue en mars 2026 au CHU de Saint-Étienne (42). Une dose de 9 Gy destinée à une vertèbre atteinte d’une métastase a été administrée par erreur à la vertèbre voisine saine en raison d’un mauvais positionnement du patient.

13:00

Des modèles d’intelligence artificielle évalués pour la classification de la malignité des nodules pulmonaires au scanner thoracique ont montré une sensibilité élevée (88 %) mais une spécificité modérée (75 %), soutenant un rôle potentiel dans les stratégies d’exclusion d'un cancer pulmonaire étude).

9:30

Selon une étude publiée dans The Journal of Nuclear Medicine, un nouveau système de TEP-TDM à champ de vision à long axe (LAFOV), utilisant des détecteurs de 30 mm au germanate de bismuth (BGO) avec des photomultiplicateurs au silicium offre une qualité d’image supérieure à la TEP-TDM à champ de vision court-axial (SAFOV) malgré des réductions marquées du temps d’acquisition, avec des caractéristiques de bruit comparables sur plusieurs radiopharmaceutiques.
10 Juin

16:00

La TEP-TDM à grand champ de vue axial (LAFOV) offrirait une qualité d'image supérieure à celle de la TEP-TDM conventionnelle (SAFOV), malgré une réduction significative du temps d'acquisition, avec des caractéristiques de bruit comparables pour plusieurs produits radiopharmaceutiques (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR