Intelligence artificielle

Les atouts du manifold learning en neuro-imagerie

Vendredi 2 octobre, une session des JFR 2020 s’est intéressée aux applications de l’intelligence artificielle en neuroradiologie. Les intervenants ont notamment évoqué le potentiel du manifold learning pour extraire et analyser des marqueurs cliniques et radiologiques des maladies neurodégénératives.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/10/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 3 min.

« Sans être supervisé, l’algorithme est capable d’utiliser les valeurs quantitatives extraites d’une séquence d’IRM pour différencier les cerveaux des sujets contrôles de ceux des patients malades, en séparant les variantes génétiques des démences fronto-temporales par exemple », décrit Arnaud Attyé. © Arnaud Attyé

Félix Renard et Arnaud Attyé, respectivement ingénieur en traitement d’images médicales au sein de la compagnie Pixyl et neuroradiologue à l’université Grenoble Alpes (38), ont travaillé sur le manifold learning. Cette forme d’apprentissage en intelligence artificielle, très utilisée en Data Science, est encore peu répandue en médecine. Elle consiste grosso modo à convertir un jeu de données de grande dimension en quelques variables caractéristiques dans un espace réduit. L'algorithme étudie ensuite la distance entre les individus dans cet espace pour diagnostiquer et pronostiquer les maladies.

« On ne moyenne rien »

« C’est une méthode qui permet de tenir compte de la variabilité individuelle. On ne moyenne rien, décrivait Arnaud Attyé lors d'une session des Journées francophones de radiologie 2020, le 2 octobre. Le caractère innovant des algorithmes de manifold learning développés à Grenoble ne repose pas sur l’étape de réduction de dimension, somme toute assez banale, mais sur l’étape

Il vous reste 76% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR