Intelligence artificielle

Les atouts du manifold learning en neuro-imagerie

Vendredi 2 octobre, une session des JFR 2020 s’est intéressée aux applications de l’intelligence artificielle en neuroradiologie. Les intervenants ont notamment évoqué le potentiel du manifold learning pour extraire et analyser des marqueurs cliniques et radiologiques des maladies neurodégénératives.

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Le 19/10/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:11 Lecture 3 min.

« Sans être supervisé, l’algorithme est capable d’utiliser les valeurs quantitatives extraites d’une séquence d’IRM pour différencier les cerveaux des sujets contrôles de ceux des patients malades, en séparant les variantes génétiques des démences fronto-temporales par exemple », décrit Arnaud Attyé. © Arnaud Attyé

Félix Renard et Arnaud Attyé, respectivement ingénieur en traitement d’images médicales au sein de la compagnie Pixyl et neuroradiologue à l’université Grenoble Alpes (38), ont travaillé sur le manifold learning. Cette forme d’apprentissage en intelligence artificielle, très utilisée en Data Science, est encore peu répandue en médecine. Elle consiste grosso modo à convertir un jeu de données de grande dimension en quelques variables caractéristiques dans un espace réduit. L'algorithme étudie ensuite la distance entre les individus dans cet espace pour diagnostiquer et pronostiquer les maladies.

« On ne moyenne rien »

« C’est une méthode qui permet de tenir compte de la variabilité individuelle. On ne moyenne rien, décrivait Arnaud Attyé lors d'une session des Journées francophones de radiologie 2020, le 2 octobre. Le caractère innovant des algorithmes de manifold learning développés à Grenoble ne repose pas sur l’étape de réduction de dimension, somme toute assez banale, mais sur l’étape

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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