IRM cardiaque

Les hommes et les femmes ne subissent pas les mêmes contraintes côté cœur

Une étude utilisant l’IRM 4D et la ciné-IRM, publiée dans Radiology, montre une différence significative sur les performances cardiaques entre les deux sexes. Les hommes auraient un plus grand pic d’énergie cinétique dans le ventricule gauche, les femmes une plus grande vorticité et des contraintes cardiaques plus importantes.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/03/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 1 min.

L'IRM de flux en quatre dimensions (4D) a été utilisée pour calculer, l'énergie cinétique dans le ventricule droit (RV) et le ventricule gauche (LV). Les données de l'IRM de flux 4D en moyenne temporelle ont été utilisées pour segmenter le VD et le VG (A) et le flux dans l'artère pulmonaire principale et l'aorte ascendante (B). David R. Rutkowski et coll.

On connaissait les différences entre les cœurs des femmes et des hommes du point de vue de la taille et du rythme, mais il semblerait que la circulation sanguine cardiaque varie elle aussi selon le sexe. C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée dans Radiology [1] en février 2020, qui s’appuie sur des examens d’IRM réalisés sur des volontaires sains.

IRM cardiaque 4D et ciné-IRM

David R. Rutkowski, PhD et chercheur en postdoctorat à l’université du Wisconsin à Madison (États-Unis), et ses collègues, ont réalisé une étude transversale sur 20 hommes et 19 femmes âgés de 20 à 35 ans. Ces volontaires ont passé une IRM cardiaque à flux quadridimensionnel et une ciné-IRM bidimensionnelle. Les chercheurs ont mesuré le débit, l’énergie cinétique et la vorticité, c’est-à-dire l’ampleur de la rotation du flux dans le cœur. Les indices d'efficacité basés sur la vitesse et les mesures de la contrainte cardiaque ont été quantifiés.

Un pic d’énergie cinétique systolique plus élevé chez les homme

Il vous reste 62% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Rutkowski D. R. et coll., « Sex Differences in Cardiac Flow Dynamics of Healthy Volunteers », Radiology: Cardiothoracic Imaging [En ligne], 1er février 2020, vol. 2, n° 1, p. e190058. DOI : 10.1148/ryct.2020190058.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

13 Juil

13:00

Trois systèmes de détection assistée par ordinateur (AI-CAO) basés sur l’IA ont démontré leur potentiel à détecter les signes précoces du cancer du sein jusqu’à 6 ans avant le diagnostic sur des examens de mammographie provenant d’une grande population de dépistage en Suède (communiqué).

8:30

Le scanner corps entier à ultra-basse dose associé à un algorithme de reconstruction par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire d'environ 70 % l'exposition aux rayonnements tout en conservant une excellente qualité d'image et des performances diagnostiques élevées pour la détection des maladies viscérales et métastatiques des tissus mous chez les patients sous surveillance du cancer, indique une étude parue dans European Journal of Radiology.
10 Juil

16:20

l'IRM mammaire préopératoire ne serait pas associée à une amélioration de la survie sans récidive ou de la survie globale chez les femmes atteintes de carcinome canalaire in situ (DCIS) (étude).

13:19

Une étude indienne suggère que l'IRM multiparamétrique permettrait de distinguer les cancers du sein luminaux des cancers du sein non luminaux à partir de marqueurs non invasifs.

7:17

Les applications d'IA générative à usage général ne doivent pas être utilisées pour produire des images radiologiques à des fins de formation pour les étudiants en imagerie, prévient une étude. Sur 220 images générées par des application IA, seules 8,6 % ont été jugés appropriées par des radiologues pédiatriques américains.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR