Imagerie thoracique

« Nous observons un premier cas typique de COVID au scanner le 16 novembre »

Le COVID-19 était-il déjà présent dès novembre 2019 en Alsace ? C’est ce qu’avance Michel Schmitt, chef du département d’imagerie médicale de l’hôpital Albert-Schweitzer de Colmar (Haut-Rhin). En analysant 2 456 scanners thoraciques réalisés entre le 1er novembre 2019 et le 30 avril 2020, le radiologue aurait découvert un premier cas typique en imagerie le 16 novembre.

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Le 08/05/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:12 Lecture 6 min.

« Nous avons strictement les mêmes images au scanner en novembre et décembre que pour les cas COVID officiellement diagnostiqués à partir de février 2020 », assure Michel Schmitt. D. R.

Docteur Imago / Pourquoi avoir mené une analyse rétrospective de vos dossiers d’imagerie thoracique ?

Michel Schmitt / En Alsace, nous sommes plusieurs médecins hospitaliers, médecins de ville et infirmières à avoir été confrontés pendant l’hiver à des pathologies respiratoires atypiques, avec de la température et de la toux évoluant plus longuement que d’habitude (2 à 3 semaines), une aphonie, une perte du goût ou de l’odorat, un état inhabituel de fatigue persistant, une perte de poids… Cela ressemblait à des grippes mais, très souvent, les tests grippe et VRS étaient négatifs. Nous avons vu pas mal de ces cas en novembre et décembre 2019. À l’époque, nous nous sommes dit que c’était une grippe un peu étrange et ne sommes pas allés chercher plus loin. Aujourd’hui, après le pic épidémique, nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. L’idée m’est venue, alors que nous recherchons le patient 0 pour comprendre comment le virus s’est propagé en France, d’utiliser la seule technique fac

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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