Conseil national professionnel des manipulateurs en électroradiologie médicale

« Cette crise nous a fait réaliser que les manips et les radiologues avaient besoin les uns des autres »

Déterminés à faire entendre leurs revendications, les manipulateurs radio prévoient une nouvelle journée de mobilisation le 17 mars, la troisième depuis le début de leur mouvement social en septembre 2019. Séverine Moynat, la présidente du Conseil national professionnel des manipulateurs en électroradiologie médicale (CNPMEM), fait le point sur les problématiques actuelles en matière de formation, de démographie, d’attractivité et de valorisation salariale.

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Le 09/03/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 9 min.

« Le CNPMEM pris contact avec le G4 et nous allons travailler avec eux cette année », indique Séverine Moynat. D. R.

Docteur Imago / Le mouvement social des manips qui a débuté en septembre 2019 est sans précédent dans son ampleur et sa durée. Comment analysez-vous cette situation ?

Séverine Moynat / Je suis manipulatrice depuis 1995 et je n’ai jamais connu un contexte social aussi tendu au sein de la profession. Entre 2003 et 2007, il y avait eu beaucoup de tensions dans les services due à une pénurie de personnel, sans toutefois que cela donne lieu à une telle crise avec des manifestations et des grèves nationales comme aujourd’hui. Je pense qu’il y a une accumulation qui a fait que les choses se sont envenimées. Pour répondre au malaise de l’hôpital public des réponses ont été données à nos collègues infirmiers, aides-soignants et personnels des urgences, et ce à juste titre, mais les services d’imagerie étaient un peu oubliés. Les manipulateurs se sentaient mis de côté, alors que des primes étaient octroyées à d’autres disciplines. Pour les manips qui étaient déjà en grande difficulté, cela n’a fa

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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