Environnement

Une étude analyse les flux de gadolinium dans l’environnement européen

Des chercheurs de l’université de Bordeaux ont récemment publié une étude qui identifie les principaux pays contributeurs actuels et futurs au flux de gadolinium dans les eaux européennes. L'Allemagne, la France et l'Italie contribueraient à 40 % du flux annuel.

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Le 20/04/23 à 15:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 3 min.

À l’heure actuelle, les effets du gadolinium sur l’environnement sont encore inconnus : « C’est le principe d’un contaminant émergent, souligne Clément Pereto. On commence à le voir apparaître mais on n’a pas encore le recul suffisant pour connaître ses effets. » D. R.

Une étude française publiée dans Environment International le mois dernier, [1] met en lumière la présence de gadolinium dans les eaux côtières et océaniques européennes. En se basant sur les données annuelles de la sécurité sociale qui répertorient la consommation de médicaments en France, des chercheurs de l’université de Bordeaux ont évalué les quantités de gadolinium rejetés dans l’environnement et ont extrapolé ce modèle à l’échelle de l’Europe.

Cartographie du gadolinium

« Ce modèle a permis de cartographier les flux de gadolinium pour 48 pays européens, relatent les auteurs de l’étude. Les résultats montrent que 43 % du flux est exporté vers l'océan Atlantique, 24 % vers la mer Noire, 23 % vers la mer Méditerranée et 9 % vers la mer Baltique. L'Allemagne, la France et l'Italie contribuent ensemble à 40 % du flux annuel européen. » L’objectif de ces travaux est de quantifier la présence de gadolinium dans l’environnement et d’identifier les zones contaminées, pour pouvoir un jour d

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. Pereto C., Lerat-Hardy A., Baudrimont M. et coll., « European fluxes of medical gadolinium to the ocean: A model based on healthcare databases », Environment International, 11 mars 2023. DOI : https://doi.org/10.1016/j.envint.2023.107868

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