Financement des cabinets

« C’est à nous d’imposer les règles aux financiers »

Le groupe Radiologie Paris Ouest – 11 cabinets dans les Hauts-de-Seine – a ouvert son capital a des investisseurs non-radiologues en 2019. Pour le radiologue Gregory Lenczner, initiateur et maître d’œuvre de cette financiarisation, l’opération peut profiter à tous, à condition que les radiologues gardent le contrôle de leur activité médicale.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 10/05/21 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 3 min.

« Nous avons préféré travailler avec un investisseur qui nous valoriserait peut-être moins mais ne chercherait pas à tout gérer à notre place », explique Gregory Lenczner. D. R.

Docteur Imago / Pourquoi avoir ouvert, de votre propre initiative, le capital de votre groupe à des financiers non-radiologues ?

Gregory Lenczner / J’ai vu ce qui s’était passé avec la biologie médicale et je me suis dit que ça allait aussi se produire en imagerie médicale, quoi que nous fassions, car les radiologues vieillissent et vont céder leurs parts aux groupes financiers. J’ai avancé cette idée il y a 5 ou 6 ans et je l’ai fait mûrir petit à petit dans l’esprit de mes associés.

Docteur Imago / Comment vos associés ont-ils accueilli cette proposition ?

G. L. / Au départ, ils n’y croyaient pas du tout. Personne ne parlait de ça dans le milieu de l’imagerie à l’époque. Ça a donné lieu à de gros débats, ce qui est logique. Quand des investisseurs ont commencé à nous appeler directement, à se faire plus pressants, je les ai convaincus de lancer un processus de valorisation de la société. J’avais déjà rencontré quelques financiers avant, pour apprendre à les connaître. J’ai choisi de pre

Il vous reste 78% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Commenter cet article
  1. Balleck Christian"C'est à nous de prendre les gros sacs d'argent des financiers en sabotant le futur des prochaines générations de radiologues, par ce que une nouvelle Bentley ou une villa en bord de mer ça ne se refuse pas par esprit de corporation. " Je pense que cette phrase résume tout l'Etat d'esprit de ceux qui accueillent bras ouvert les financiers plutôt que de proposer des conditions d'association saines et reglo aux plus jeunes. Comme si on ne pouvait pas fructifier son patrimoine par d'autres investissement que de scier le tronc de l'arbre qui nous met à l'ombre depuis 1990...
    Il y a 5 ans

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR