Financement des cabinets

« C’est à nous d’imposer les règles aux financiers »

Le groupe Radiologie Paris Ouest – 11 cabinets dans les Hauts-de-Seine – a ouvert son capital a des investisseurs non-radiologues en 2019. Pour le radiologue Gregory Lenczner, initiateur et maître d’œuvre de cette financiarisation, l’opération peut profiter à tous, à condition que les radiologues gardent le contrôle de leur activité médicale.

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Le 10/05/21 à 7:00, mise à jour hier à 15:11 Lecture 3 min.

« Nous avons préféré travailler avec un investisseur qui nous valoriserait peut-être moins mais ne chercherait pas à tout gérer à notre place », explique Gregory Lenczner. D. R.

Docteur Imago / Pourquoi avoir ouvert, de votre propre initiative, le capital de votre groupe à des financiers non-radiologues ?

Gregory Lenczner / J’ai vu ce qui s’était passé avec la biologie médicale et je me suis dit que ça allait aussi se produire en imagerie médicale, quoi que nous fassions, car les radiologues vieillissent et vont céder leurs parts aux groupes financiers. J’ai avancé cette idée il y a 5 ou 6 ans et je l’ai fait mûrir petit à petit dans l’esprit de mes associés.

Docteur Imago / Comment vos associés ont-ils accueilli cette proposition ?

G. L. / Au départ, ils n’y croyaient pas du tout. Personne ne parlait de ça dans le milieu de l’imagerie à l’époque. Ça a donné lieu à de gros débats, ce qui est logique. Quand des investisseurs ont commencé à nous appeler directement, à se faire plus pressants, je les ai convaincus de lancer un processus de valorisation de la société. J’avais déjà rencontré quelques financiers avant, pour apprendre à les connaître. J’ai choisi de pre

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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Discussion

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  1. Balleck Christian"C'est à nous de prendre les gros sacs d'argent des financiers en sabotant le futur des prochaines générations de radiologues, par ce que une nouvelle Bentley ou une villa en bord de mer ça ne se refuse pas par esprit de corporation. " Je pense que cette phrase résume tout l'Etat d'esprit de ceux qui accueillent bras ouvert les financiers plutôt que de proposer des conditions d'association saines et reglo aux plus jeunes. Comme si on ne pouvait pas fructifier son patrimoine par d'autres investissement que de scier le tronc de l'arbre qui nous met à l'ombre depuis 1990...
    Il y a 5 ans

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