Nathalie Lassau

« Il faut une synergie entre radiologues, chercheurs et industriels autour de la recherche »

Professeur de radiologie à l’université Paris Sud, codirectrice du laboratoire de recherche en imagerie ir4m Paris Sud CNRS et organisatrice du Data challenge des JFR, Nathalie Lassau milite pour une collaboration accrue entre les acteurs de la recherche en intelligence artificielle.

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Le 24/09/19 à 7:00, mise à jour hier à 15:16 Lecture 4 min.

« Avoir de belles bases de données demande du temps et des financements », explique Nathalie Lassau. © Benjamin Bassereau

Docteur Imago / Une recherche dans Pubmed avec les mots-clés « imagerie médicale » et « intelligence artificielle » renvoie 838 résultats en 2019. C’est énorme. 

Nathalie Lassau / Cet engouement pour l’IA date de 2017. C’est la première année où, au congrès de la Société Nord-Américaine de radiologie (RSNA), les sessions sur ce thème ont dû refuser du monde. C’était du jamais vu depuis 20 ans. Les études présentées à cette époque paraissent maintenant dans les revues.

D. I. / Comment expliquez-vous cette passion pour l’IA en imagerie ?

N. L. / Les innovations en intelligence artificielle se répercutent très vite sur l’imagerie médicale : il est facile par exemple d’imaginer que les techniques de reconnaissance faciale puissent être utilisées pour interpréter un scanner, et de lancer des recherches en ce sens. Les radiologues ont aussi été stimulés par des déclarations comme celles de Laurent Alexandre 1, qui annonçait leur remplacement par l’IA dans les 10 ans. Au début, ça nous a énerv

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

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GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
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