Modèle économique

La financiarisation fait débat outre-Atlantique

Le 30 novembre dernier, une session du RSNA 2022 était consacrée à la financiarisation version américaine, avec comme question centrale : « L’adossement à des capitaux privés est-il bénéfique pour l'avenir de la radiologie ? » Deux intervenants ont souligné l’importance des investisseurs extérieurs pour le développement de l’activité et la menace qu’ils peuvent faire peser sur l’indépendance des médecins.

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Le 20/01/23 à 8:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 3 min.

Les groupes de radiologie peuvent-ils accéder au capital par eux-mêmes ? « En théorie, oui, répond Gavin Slethaug. Mais historiquement et en pratique, non, car le modèle fondamental d’exercice privé ne facilite pas les gros investissements. » © C. F.

Comme en France, la financiarisation de l'imagerie médicale fait l'objet de nombreuses interrogations et crispations chez les radiologues américains. Lors d'une session du RSNA 2022, des intervenants ont partagé leurs vues sur cette tendance qui s'enracine. En préambule, Gavin Slethaug, radiologue au centre privé Southwest Medical Imaging à Scottsdale (Arizona), a rappelé quels sont les différents types de financiers : « Il peut s’agir notamment des fonds d’investissement privés - comme des fonds de pension, des fonds souverains ou des fonds de dotation - ou des sociétés de capital-risque qui investissent dans des entreprises considérées comme ayant un potentiel de croissance à long terme », décrit-il.

L’Australie finance 3 000 radiologues américains

Outre ses activités médicales, Gavin Slethaug est également responsable du développement et actionnaire de Radiology Partners, un réseau national créé en 2012, adossé à des investisseurs extérieurs, et composé de groupes de cabinets de radio

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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