COVID-19

L’activité de scanner comme baromètre de l’évolution épidémique

Durant huit semaines, le réseau COVID Imagerie SFR a comptabilisé le nombre de scanners réalisés pour suspicion de COVID et calculé sa part dans l’activité scanographique totale. Les données récoltées auprès de centres participants montrent que pendant trois semaines (du 23 mars au 12 avril), le COVID a représenté plus de 50 % de l’activité de scanner.

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Le 26/05/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 2 min.

Selon les données collectées par le réseau COVID Imagerie, la semaine du 30 mars au 5 avril, sur 29 043 scanners réalisés dans 306 centres, 17 019 l’étaient pour suspicion de COVID (58,5 %). © Benjamin Bassereau

Depuis le 16 mars, la veille sanitaire Réseau COVID Imagerie mise en place par la Société française de radiologie (SFR) et le Collège des enseignants en radiologie de France, avec le soutien du G4 et de la Société belge de radiologie, collecte les données des structures d’imagerie publiques et privées en France, mais aussi en Suisse et en Belgique. Objectif : quantifier la part de l’imagerie COVID sur leur activité scanographique.

Le COVID monopolise l’activité

La courbe d’évolution d’activité dessinée par ces données montre que sur la semaine 1 (16 mars – 22 mars), sur un total de 20 502 scanners réalisés dans 301 centres répondeurs, le nombre de scanners pour suspicion de COVID était de 6 808 examens, soit 33,2 % des scanners sur la période. La semaine 2 (23 mars – 29 mars) a connu une hausse importante des examens :  sur un total de 31 395 scanners réalisés dans 318 centres répondeurs, 17 057 l’étaient pour une suspicion de COVID, soit 54,3 %. Un pic a été atteint en semaine 3 (30 mar

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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