Radioprotection

Simuler le bruit pour réduire la dose des radiographies pédiatriques

Une étude conduite à l’hôpital Bicêtre (94) grâce à un dispositif de simulation de bruit sur l’image conclut que les doses administrées lors des radiographies thoraciques pédiatriques pourraient être réduites de 50 % sans perte de qualité.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/09/19 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 3 min.

Les images de radiographies thoraciques à dose réduite de 50 % étaient de qualité équivalente à celles à dose standard. © C. F.

La radioprotection des patients est une préoccupation centrale en imagerie pédiatrique. Au congrès de la Société francophone d’imagerie pédiatrique et prénatale (SFIPP), qui s’est tenu les 13 et 14 septembre 2019 à Lille, Joelle Feghali, physicienne médicale à l’hôpital Bicêtre (94), a présenté une communication scientifique sur l’optimisation de la dose en radiographie thoracique chez l’enfant.

Simuler des images à dose réduite

La méthode qu’elle propose se veut adaptée aux enjeux de la radiopédiatrie : « L’approche standard pour l’optimisation de dose est itérative et subjective. Elle est très difficile d’implémentation pour une population pédiatrique, observe-t-elle. L’idée est donc de connaître la qualité d’image avant de faire l’acquisition. » Pour ce faire, elle a utilisé un procédé qui permet de simuler des images à dose réduite en intégrant du bruit artificiel. « À partir d’une image à dose standard, on va pouvoir récupérer des images à doses réduites, explique-t-elle. L’objectif

Il vous reste 76% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR