Tribune

Délégation de tâches en imagerie médicale : réorganiser oui, dérégler non

Par Dr Éric Chavigny, président de la Fédération nationale des médecins radiologues et Pr Louis Boyer, président du G4, Conseil national professionnel de radiologie.

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Le 07/07/26 à 7:00, mise à jour le 07/07/26 à 16:34 Lecture 2 min.

La pénurie de médecins radiologues et de manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM) n'est plus une hypothèse d'école. Elle s'impose chaque jour aux équipes, dans les cabinets comme dans les services hospitaliers, et elle oblige à repenser l'organisation du travail. Cette réalité, nous ne la contestons pas : elle appelle des réponses concrètes, et la coopération entre professionnels de santé en est une.
Mais une réorganisation n'est légitime que si elle reste un exercice encadré, et non un ajustement de circonstance.

Une dérogation évaluée, pas un droit d'initiative

La délégation de tâches entre professionnels de santé repose sur un principe simple mais souvent oublié : c'est une dérogation au champ de compétences de chaque profession, prévue par la loi (article L. 4011-1 du Code de la santé publique), et non une liberté d'organisation locale. Elle suppose un protocole de coopération formalisé, une évaluation de sa sécurité et de sa qualité, et une autorisation : nationale par arrê

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Auteurs

Éric Chavigny

Radiologue libéral Centre d'imagerie des Landes Dax

Président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR)

Louis Boyer

Professeur des universités - praticien hospitalier Service de radiologie de l’hôpital Montpied CHU de Clermont Ferrand

Président du G4 – Conseil national professionnel de radiologie

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