Points de vue

Comment le dépistage du cancer du sein va-t-il évoluer ?

Évalué à 42,8 % en 2019 le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein est « très inférieur à l’objectif européen et à la moyenne européenne », selon un rapport de l’IGAS paru en janvier 2022. Pour les professionnels que nous avons interrogés, une personnalisation accrue ou encore l’introduction de l’intelligence artificielle permettraient de moderniser le dispositif.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/01/23 à 8:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 3 min.

Le dépistage du cancer du sein pourrait évoluer en introduisant l’intelligence artificielle, en dématérialisant la seconde lecture ou encore en s'adaptant davantage aux profils des patientes (photo d'illustration). © Solenn Duplessy

« Il devrait y avoir plus de personnalisation »

Suzette Delaloge,

Oncologue médicale à Gustave-Roussy (94)

Ddirectrice du programme Interception (prévention personnalisée des cancers)

Le dépistage diminue la mortalité spécifique de 20 %. Son efficacité est donc indéniable et importante, mais c’est insuffisant. Il faut trouver des moyens de faire davantage. Pour cela, une des solutions est le dépistage en fonction du risque, qui permet aussi de diminuer la morbidité chez les femmes qui ne sont pas à risque. On pourrait aller vers plus de personnalisation, à la fois du dépistage, et des actions diagnostiques et thérapeutiques, faire avancer l'imagerie vers plus de stratification et la discuter de manière plus individuelle. Je pense également qu’élargir le dépistage aux femmes de moins de 50 ans serait l'occasion de commencer à installer une discussion plus individuelle de la proposition. De nombreuses données et littératures s'étendent largement en faveur d'un dépistage plus stratifié en fon

Il vous reste 80% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR