Chers lecteurs,

Je termine cet éditorial avant de boucler le dernier numéro de notre magazine papier. Grâce à notre imprimeur, notre routeur et les services postaux, il arrivera dans votre boîte aux lettres d’ici une semaine, nous l’espérons. En ces temps troublés, il est plus que jamais utile d’être informé.

La radiologie à pied d’œuvre

Jeudi dernier, j’ai pu me rendre au centre d’imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony, dans les Hauts-de-Seine, où j’ai passé une partie de la matinée avec les équipes mobilisées contre le COVID-19. Après le Grand-Est, d’autres régions voient arriver la vague épidémique, notamment l’Île-de-France, où le directeur de l’agence régionale de santé a déclaré une « alerte majeure ».

Vous, les radiologues, les manipulateurs radio, tous les professionnels de l’imagerie médicale, êtes à pied d’œuvre pour combattre le COVID-19. Il s’agit de prendre en charge les patients suspectés d’être infectés, de les suivre, mais aussi d’assurer la permanence des soins en ville ou à l’hôpital, où nos concitoyens continuent d’être victimes notamment d’accidents vasculaires cérébraux ou de douleurs abdominales.

Manque de matériel

Le manque de matériel de protection, particulièrement criant au début de cette crise sanitaire, a provoqué des dysfonctionnements. Certaines structures ont dû fermer, d’autres ont dû rationner les masques auprès de leurs personnels. Ces derniers ont parfois dû travailler en prenant des risques pour leur santé. Certains nous ont appelés, désarmés face au dilemme de devoir prendre en charge des patients au péril de leur santé ou de faire valoir le droit de retrait pour mieux se protéger.

Continuer à vous informer

La rédaction de Docteur Imago met tout en œuvre pour continuer à vous informer. Nous vous soutenons du mieux que nous pouvons pour vous permettre d’y voir plus clair, de garder un lien avec la communauté de l’imagerie médicale et de connaître ce que vos confrères et collègues vivent au quotidien. Vous n’êtes pas seuls. Tenez bon, nous sommes avec vous. On vous embrasse. Mais de loin. Confinement oblige.

Benjamin BASSEREAU