Nouvelles technologies

La ruée vers le scanner à comptage photonique

Une résolution nettement meilleure qu’un scanner conventionnel, et ce en réduisant la dose : les premiers résultats médicaux confirment l’intérêt du scanner à comptage photonique. Entre systèmes déjà commercialisés, en phase clinique ou préclinique, les grands constructeurs luttent pour être aux premières loges de la révolution annoncée du scanner.

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Le 27/05/22 à 7:00, mise à jour hier à 15:13 Lecture 5 min.

Naeotom alpha du CCM de Monaco. Il s’agit du premier exemplaire à être utilisé en pratique courante dans un centre privé. Tous les examens d’imagerie sont vus par des binômes cardiologue-radiologue pour une double interprétation. © CCM de Monaco

Disposant du marquage CE, le Naeotom alpha®, tout premier scanner à comptage photonique commercialisé, est déjà vendu à 22 unités, dont trois en France. « Nous visons la dizaine de systèmes installés en France d’ici trois ans, annonce Serge Ripart, directeur Imagerie France de Siemens Healthineers. Nos premiers retours clients s’accordent sur la valeur ajoutée apportée par l’augmentation de la résolution spatiale du Naeotom alpha », se réjouit-il. Le constructeur allemand n’est toutefois pas le seul à développer l’imagerie spectrale multi-énergie grâce au scanner à comptage photonique. Philips, GE et Canon travaillent sur leurs propres technologies de comptage photonique, pour l’instant non commercialisées. Salim Si-Mohamed, médecin radiologue aux HCL et chercheur à l’université de Lyon, travaille avec le prototype de Philips. Depuis l’an dernier, il expérimente le « Spectral Photon Counting CT » du constructeur néerlandais sur des patients humains. « Nous sommes aujourd’hui dans un

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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