Portrait

Antoine Khalil, le besoin d’agir

Président de la Société d’imagerie thoracique et chef du service de radiologie de l’hôpital Bichat AP-HP, Antoine Khalil a été très sollicité durant la crise du COVID-19. L’expérience, dure et harassante, n’a fait que renouveler sa confiance dans l’hôpital public. Portrait.

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Le 18/05/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:05 Lecture 6 min.

« Jamais je n’aurais cru que l’on pourrait changer l’organisation du jour au lendemain dans un établissement aussi énorme », témoigne Antoine Khalil. © Benjamin Bassereau

Chef du service d’imagerie de l’hôpital Bichat, Antoine Khalil est un pur produit de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Intégralement formé au sein de la maison mère, il y a fait quasiment toute sa carrière et ne s’imagine pas exercer ailleurs.

Un destin tout tracé

Aussi loin qu’il remonte le fil de ses souvenirs, Antoine Khalil s’est toujours vu médecin. Une voie royale pour ce premier de la classe. « Dans ma famille, on me voyait médecin alors c’est ce que j’ai fait, raconte-t-il. Je ne me suis jamais vraiment posé la question. » Originaire du Liban, il arrive à Paris au début des années quatre-vingt et entame des études à la faculté Saint-Antoine. Le choix de la radiologie se fait spontanément, au contact de ses maîtres : « J’étais externe en radiopédiatrie à l’hôpital Trousseau avec le professeur Clément Fauré. C’était quelqu’un qui vous faisait aimer le métier, se souvient-il. Il racontait l’histoire de chaque malade comme s’il l’avait suivi lui-même comme médecin co

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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