Portrait

Marie-Pierre Revel, la passion de l’hôpital

PU-PH spécialisée en imagerie thoracique et membre de la Société d'imagerie thoracique, Marie-Pierre Revel a été prise dans le maelström de la crise Covid. Une épreuve personnelle et un nouveau challenge professionnel qui ont changé son regard sur son métier.

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Le 22/03/21 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:05 Lecture 6 min.

De ses propres mots, Marie-Pierre Revel déclare éprouver « une passion pour l’hôpital », de par les liens qui s’y nouent avec les collègues, radiologues comme cliniciens. © C. F.

Marie-Pierre Revel l’assure : sa décision de devenir médecin lui est venue comme une fulgurance. « Je l’ai décidé sur un coup de tête, un matin en me brossant les dents quand j’étais en terminale, alors que j’étais inscrite à l’École des Chartes pour faire du grec et du latin », raconte-t-elle. Pourtant, en écoutant son parcours, on comprend que sa vocation trouve ses racines dans un inconscient lointain, ancré dans l’imaginaire familial et les souvenirs d’enfance : « Pour mes parents et mes grands-parents, le médecin de famille c’était un héros. Ça a dû m’influencer ! »

Choc culturel

Aujourd’hui PU-PH à l’hôpital Cochin - Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), la radiologue se définit comme un pur produit de l’ascenseur social : « Ma grand-mère était femme de ménage, ma mère institutrice et moi médecin. J’ai passé toute mon enfance et mon adolescence en Seine-Saint-Denis. Quand je me suis retrouvée en début de carrière à l'hôpital Necker, je suis passée du 93 au VIIe arrondiss

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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