Portrait

Raphaël Guillin : l’imagerie musculosquelettique dans la peau

Responsable du département d’imagerie musculosquelettique à l’hôpital Sud du CHU de Rennes et fondateur d’un organisme de formation professionnelle, Raphaël Guillin mène de front ses deux passions : l’imagerie ostéoarticulaire et l’enseignement à ses pairs.

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Le 08/06/22 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 6 min.

« J’ai un profond respect pour la fonction universitaire, mais pour devenir professeur, il faut produire énormément. Je préfère publier par plaisir, pour donner des sujets à mes internes. » © François Mallordy

C’est au lycée que Raphaël Guillin attrape par hasard le virus de la médecine. Entre un père banquier et une mère prof d’anglais, aucun terreau familial ne prédestinait ce natif d’Annecy à l’art d’Esculape. Le déclic survient lors d’une conférence du professeur Christian Chabrol, chirurgien cardiaque pionnier de la greffe du cœur. C’est décidé, il sera médecin ! Bon élève, il décroche en 1995 sa première année de médecine à Besançon sans coup férir. Peu décidé sur la direction à suivre, il opte au départ pour la chirurgie orthopédique. « L’enseignement très académique du professeur Guyot est à l’origine de mon intérêt pour les os, les muscles et les articulations. Durant tout mon externat, je me suis préparé à devenir chirurgien orthopédiste », confie-t-il.

Une réorientation fructueuse

Mais son internat entamé, à Lille (59), il déchante vite : « Quel que soit le travail fourni, soit on a un don en chirurgie, soit on n’en a pas. Après un an, je doutais de l’avoir. » L’ex-futur chirurgien

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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