Congrès SFNR 2021

Comment apprendre de ses erreurs et savoir les éviter ?

En imagerie, les erreurs sont des phénomènes multifactoriels qui reposent sur des causes individuelles et systémiques. Lors du congrès de la SFNR, le radiologue Robert Lavayssière a décrypté les plus fréquentes et prodigué des conseils pour les éviter.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/07/21 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 4 min.

Pour éviter au maximum les erreurs, Robert Lavayssière invite ses confrères à appliquer quelques règles essentielles : « Ayez conscience du risque d’erreur, réfléchissez à votre façon de travailler, ne cédez pas à la pression et protégez votre environnement de travail », conseille-t-il. © C. F.

Le 24 juin, le congrès de la Société française de neuroradiologie (SFNR) a consacré une session à l’attention et aux pièges qui guettent les radiologues lorsqu’ils interprètent des examens d’imagerie. Robert Lavayssière, anciennement radiologue au centre Imagerie Paris Nord, à Sarcelles (95), a décrit les principales erreurs liées à l’attention et les moyens de les éviter.

Une interprétation en deux phases

« Les erreurs radiologiques sont différentes des erreurs cliniques car les images sont conservées et peuvent être revues, même longtemps après l’examen, rappelle-t-il. De plus, les interprétations sont écrites et les comptes rendus possèdent une valeur médicale et légale. » En radiologie, l’interprétation repose sur un processus dual, qui comporte une phase automatique et une phase analytique. La seconde demande un effort visuel et de concentration. « Il y a une oscillation permanente entre les deux phases », explique Robert Lavayssière.

Plus d’erreurs en radiographie

Le taux d’erreurs d

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Kim Y. W., Mansfield L. T., « Fool me twice: delayed diagnoses in radiology with emphasis on perpetuated errors », American Journal of Roentgenology, mars 2014, vol. 2020, n° 3, p. 465-470. DOI : 10.2214/AJR.13.11493.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Fév

15:23

Une revue narrative analyse l’état actuel de l’intelligence artificielle en neuroradiologie pédiatrique et fœtale, en mettant en évidence ses performances prometteuses en segmentation, détection, classification et pronostic, notamment grâce à l’apprentissage profond. Malgré ces avancées, son adoption clinique demeure limitée en raison de coûts élevés, du manque de grandes bases de données pédiatriques et de défis éthiques et réglementaires, nécessitant des efforts collaboratifs pour favoriser son intégration sécurisée.  

14:00

Un collectif d'hommes étudiants ou professionnels en santé a publié le 17 février une tribune dans le journal Le Monde pour « dénoncer publiquement le sexisme systémique dans le monde médical hospitalier et universitaire », à la faveur d'une enquête du conseil national de l'ordre des médecins publiée en novembre dernier qui évaluait dans une enquête que 49 % des femmes médecins actives répondantes déclaraient avoir subi des violences sexistes et sexuelles perpétrées par un autre médecin (contre 3% des hommes médecins actifs répondants).

13:16

La société allemande BioNTech a annoncé le développement d'un vaccin thérapeutique personnalisé à base d'ARN messager destiné aux patientes atteintes d'un cancer du sein triple négatif à un stade précoce. Un essai expérimental a été publié le 18 février dans la revue Nature, offrant des informations essentielles pour les thérapies futures.

7:11

Dans une étude publiée dans la revue Alzheimer Association, la TEP ont révélé que des niveaux plus élevés de protéine tau cérébrale sont associés à un déclin cognitif plus rapide chez les femmes atteintes de la maladie d’Alzheimer que chez les hommes.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR