Organisation du travail

L’expérience de Cincinnati sur les interruptions en salle d’interprétation

Le service d’imagerie de l’hôpital pédiatrique de Cincinnati, aux États-Unis, a travaillé sur les interruptions qui perturbent l’exercice des radiologues en salle d’interprétation. Il est parvenu à les limiter grâce à des solutions techniques et organisationnelles, sans sacrifier la collaboration avec les autres professionnels et les patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/04/20 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:05 Lecture 3 min.

« Cette expérience montre que des améliorations internes peuvent nous aider à limiter les interruptions », observe Ethan Smith. © J. H.

Téléphone ou bipeur qui sonne, confrère qui vient solliciter un avis… en salle de lecture, de nombreux événements peuvent perturber le travail des radiologues. Au congrès 2019 de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), Ethan Smith, directeur de la section d’imagerie thoracoabdominale de l’hôpital pédiatrique de Cincinnati (Ohio), a présenté le processus mis en place dans son équipe pour limiter ces interruptions. « Je recevais beaucoup de plaintes à ce sujet, témoigne-t-il. Rappelons-nous que l’interprétation est une tâche complexe. Quand nous sommes interrompus, nous perdons notre concentration et stoppons notre processus de recherche. S’arrêter puis reprendre est compliqué et demande du temps. » Une étude menée auprès d’internes en radiologie a relevé une hausse du taux d’erreurs majeures dans l’heure qui suivait un appel téléphonique, peut-être due au stress et à la distraction générés par cet appel [1].

Un point central bruyant

Ethan Smith a donc constitué et dirigé une équi

Il vous reste 77% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Balint B. J., Steenburg S. D., Lin H. et coll., « Do telephone call interruptions have an impact on radiology resident diagnostic accuracy ? », Academic Radiology, 2014, vol. 21, n° 12. DOI : 10.1016/j.acra.2014.08.001.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Juin

14:53

Le centre hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône (71) a déclaré un événement significatif de radioprotection après avoir constaté des dépassements de doses lors d’examens radiologiques pédiatriques, concernant 1 500 patients, dont 225 nourrissons, entre 2019 et 2025.

12:49

Une étude publiée dans Emergency Radiology indique que la reconstruction par apprentissage profond compressed sensing (CS-DLR) en IRM cérébrale 3 T réduit significativement le temps d’examen chez les patients atteints d’AVC ischémique aigu tout en améliorant ou en préservant la qualité diagnostique des images.

7:30

Une étude publiée dans phiRO montre qu'un protocole de cone beam CT (CBCT) de 6 secondes permet une localisation et une estimation volumétrique précises des tumeurs pulmonaires chez les patients présentant une respiration régulière. En revanche, pour les respirations lentes ou irrégulières, un protocole de 60 secondes offre une meilleure précision.
08 Juin

7:22

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté son rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR