Robert Sigal

« Il faut se positionner sur le terrain qualitatif pour attirer des jeunes talents »

Professeur de radiologie et directeur général de l’Hôpital américain de Paris, Robert Sigal détaille les mesures d’attractivité mises en place dans son établissement pour recruter des radiologues. Le service met notamment l’accent sur la rémunération équitable des médecins, l’exploitation optimale des machines et le développement de l’intelligence artificielle en routine.

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Le 04/06/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:04 Lecture 3 min.

« Pour attirer les jeunes radiologues, il faut avoir les bons outils mais il faut aussi leur donner la possibilité d’aller jusqu’au bout du potentiel d’une machine », souligne Robert Sigal. © Caroline Moreau

Docteur Imago / L’Hôpital américain a mis en place un mode de rémunération sous forme de « pot commun » pour les radiologues libéraux du service d’imagerie. En quoi consiste-t-il ?

Robert Sigal / C’est ce que l’on appelle la masse commune. Ce n’est pas la direction qui a instauré ce mode de fonctionnement mais les radiologues eux-mêmes. En imagerie, certaines activités sont plus rémunératrices et plus attirantes que d'autres. Par exemple, il est plus intéressant pour un radiologue de faire une vacation d’IRM qu’une vacation de radiologie standard. Le principe de la masse commune est de se baser sur une demi-journée, disons de 8 heures à 13 heures, et de verser tous les revenus des honoraires dans un pot commun. Ils sont ensuite redistribués au prorata temporis. De ce fait, un radiologue touchera la même chose, qu'il passe 5 heures en IRM ou 5 heures en radiologie standard. Cela permet aux gens de tourner sur les différentes modalités et ainsi d’éviter des conflits. Les radiologues sont

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Entretien réalisé le 9 mars 2020.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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