Communication des résultats

Une étude révèle les différents facteurs à l’œuvre dans l’hétérogénéité entre comptes rendus radiologiques

Une étude française parue en mars a décortiqué les paramètres expliquant l'hétérogénéité entre les comptes rendus d’examens d’imagerie d’urgence. Ses résultats permettent d'espérer une personnalisation accrue des logiciels de saisie pour améliorer l'homogénéité des comptes rendus radiologiques.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 15/06/22 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 4 min.

Les chercheurs ons recherché les causes majeures d'hétérogénéité en analysant une sélection de 30 227 comptes rendus (photo d'illustration). © Virginie Facquet

L'expérience, la charge de travail antérieure, la spécialisation, le sexe… De nombreux facteurs interviennent dans la manière dont les radiologues s'expriment. Mais lesquels participent le plus à l'hétérogénéité entre comptes rendus radiologiques ? C'est la problématique à laquelle s’est attaqué un groupe de radiologues français, dont les conclusions sont parues le 22 mars dans Journal of Digital Imaging [1].

Améliorer l’homogénéité des comptes rendus

« Ce travail est issu d'un questionnement sur nos pratiques. Nous cherchons à améliorer l'homogénéité de nos comptes rendus », commente Guillaume Gorincour, dernier auteur de l'étude, radiologue et directeur scientifique d'Imadis, service français de téléradiologie d'urgence comptant plus de 100 associés. L'enjeu est de taille pour améliorer les pratiques et les connaissances radiologiques. « Quand on veut analyser des comptes rendus hétérogènes, un certain nombre de dossiers ne sont pas exploitables, explique Guillaume Gorincour. En réalis

Il vous reste 84% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Crombé A., Seux M., Bratan F. et coll., « What influences the way radiologists express themselves in their reports? A quantitative assessment using natural language processing », Journal of Digital Imaging, 22 mars 2022. DOI : 10.1007/s10278-022-00619-6.
  2. Ben Cheikh A., Gorincour G., Nivet H. et coll., « How artificial intelligence improves radiological interpretation in suspected pulmonary embolism », European Radiology, 22 mars 2022. DOI : https://doi.org/10.1007/s00330-022-08645-2.
  3. Banaste N., Caurier B., Bratan F. et coll., « Whole-body CT in patients with multiple traumas: factors leading to missed injury », Radiology, novembre 2018, vol. 289, n° 2. Epub 7 août 2018. DOI : 10.1148/radiol.2018180492.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Fév

16:00

De mauvaises explications des examens IRM avec contraste contribuent à l’anxiété des patients, rapporte une étude parue dans le Journal of Magnetic Resonance Imaging.  Les résultats soulignent l’importance d’améliorer la communication centrée sur le patient et de fournir des ressources éducatives simples pour réduire l’anxiété, améliorer le confort et soutenir des expériences positives, écrivent les chercheurs.

14:25

La FDA a approuvé une mise à jour de l’étiquetage d’Elucirem™ (gadopiclenol) de Guerbet, étendant son indication aux enfants de 0 à 2 ans, y compris les nouveau-nés à terme. Cet agent de contraste à base de gadolinium déjà approuvé en 2022, est le premier agent de contraste à base de gadolinium approuvé à une demi-dose de gadolinium, et avec la plus grande relaxivité, pour les examens IRM du système nerveux central et du corps, nécessitant la moitié de la dose conventionnelle, indique un communiqué fourni par Guerbet.

7:12

Une étude rétrospective a évalué un modèle d’apprentissage profond basé sur le scanner en phase veineuse porte pour distinguer les métastases hépatiques du cancer colorectal des hémangiomes, montrant de bonnes performances globales. L’assistance par DL améliore significativement le diagnostic des lésions de 10 à 30 mm, mais son apport reste limité pour les lésions subcentimétriques, pouvant nécessiter une IRM complémentaire.
23 Fév

15:51

Des scores de risques fournis par un outil commercial de diagnostic et prédiction automatique ont obtenu une performance « pas significativement différente » à celle des modèles cliniques pour prédire la récidive ipsilatérale après un traitement par chirurgie conservatoire d'un carcinome canalaire in situ (DCIS). Étude.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR