Cybersécurité

« Du jour au lendemain, on était revenus à des dossiers papier »

Ciblé par une cyberattaque en 2019, le CHU de Rouen avait passé plusieurs semaines en fonctionnement dégradé. Jean-Nicolas Dacher, le chef du service d’imagerie médicale, revient sur les circonstances et le dénouement de l’incident, et livre les enseignements tirés de cette expérience.

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Le 22/03/23 à 16:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 4 min.

« Aujourd’hui, la cyberattaque de 2019 n’est plus qu’un mauvais souvenir. Ce n’est pas un traumatisme », témoigne Jean-Nicolas Dacher. CHU de Rouen

Docteur Imago / Il y a quelques années, le CHU de Rouen a été victime d’une cyberattaque. Sous quelle forme s’est présenté cet incident ?

Jean-Nicolas Dacher / L’attaque s’était produite un vendredi soir, et le samedi matin quand les gens étaient revenus travailler, tous les ordinateurs étaient corrompus. Les suffixes des fichiers avaient été modifiés et les dossiers étaient devenus inutilisables. L’attaque était un ransomware, donc il y avait des messages de demande de rançon pour que la situation soit normalisée. C’était assez angoissant. Je précise qu’à l’époque, tous les ordinateurs qui avaient été éteints n’ont pas été touchés par l’attaque. Ce fut le cas par exemple pour mon ordinateur, que j’éteins systématiquement. Une façon de prémunir d’une attaque virale serait donc de ne pas laisser son ordinateur allumé quand on ne s’en sert pas. De surcroît, ça réduit la consommation d’énergie.

D. I. / Quelle a été la réaction de l’équipe du service d’imagerie médicale ?

J.-N. D. / Pour tous

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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