COVID-19

Omicron et la vaccination associés à des symptômes radiologiques moins marqués

Les manifestations thoraciques de la Covid visibles au scanner sont moins sévères et moins caractéristiques chez les patients préalablement vaccinés et chez ceux qui ont contracté le variant Omicron, selon une étude rétrospective multicentrique française publiée le 7 mars 2023 dans Radiology.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 29/03/23 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:08 Lecture 2 min.

Dans cette figure, les auteurs de l'étude ont regroupé des images thoraciques représentatives des patients selon le variant dont ils sont atteints et leur statut vaccinal. Omicron comme la vaccination apparaissent corrélés à une moindre présence de lésions pulmonaires typiques de la Covid. © Crombé et coll. | RSNA

Alors que deux revues publiées début janvier dans Radiology soulignaient l'existence de signes d'atteinte pulmonaire moins marqués chez les personnes ayant eu le variant Omicron de la Covid-19, un article paru le 7 mars dans la prestigieuse revue américaine [1] conforte cette hypothèse. Issue d'une collaboration française, l'étude conclut qu'Omicron est associé à une moindre probabilité de signes thoraciques typiques de la maladie au scanner (Odds Ratio = 0,46, P < 0,001), de même que le fait d'avoir été vacciné avec deux doses (Odds Ratio (OR) = 0,32, P < 0,001) ou trois doses (OR = 0,20, P < 0,001).

Les scanners de 3 876 patients

Pour arriver à ce résultat, les auteurs de l'étude ont analysé les scanners thoraciques de 3 876 patients hospitalisés pour cause de Covid entre juillet 2021 et mars 2022 (âge médian de 68 ans, 43,7 % de femmes) dans 93 hôpitaux publics et privés français, et transmis pour analyse à la société de téléradiologie Imadis. Le statut vaccinal des patients, ainsi qu

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Crombé A., Bensid L., Seux M. et coll., « Impact of Vaccination and the Omicron Variant on COVID-19–related Chest CT Findings: A Multicenter Study », Radiology, 7 février 2023. DOI : 10.1148/radiol.222730.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Avr

16:34

Un centre d’imagerie médicale « de pointe » ouvrira en 2027 à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), informe ladepeche.fr

14:33

Une revue systématique publiée dans Radiography conclut au fort potentiel de l’utilisation du jumeau numérique en IRM, notamment en cardiologie et en oncologie, malgré des limites dans les domaines de la formation, de la sécurité et de l’intégration opérationnelle.

7:12

Une étude publiée dans Radiography analyse l’utilisation du modèle d’apprentissage profond Att-U-Net pour segmenter les tissus pulmonaires et les tumeurs à partir d’images PET-CT, afin d’améliorer le diagnostic du cancer du poumon. Les résultats montrent de bonnes performances (DSC 0,81 et IoU 0,69), suggérant que ce modèle pourrait renforcer la précision clinique et faciliter la planification des traitements.
16 Avr

15:41

Mount Sinai est le premier au monde à utiliser le système TheraSphere™ Y-90 « Any Day Dosing », un traitement mini-invasif qui délivre directement des radiations aux tumeurs du foie via le sang. Cette innovation permet de traiter les patients plus rapidement et plus souvent dans la semaine, améliorant ainsi l’accès aux soins et réduisant les délais, annonce un communiqué. 

13:16

Une revue systématique et méta-analyse démontre que la mammographie avec contraste (CEM) présente une très forte valeur prédictive négative pour les asymétries non rehaussées, avec un risque de cancer extrêmement faible. En revanche, la présence de rehaussement est fortement associée à la malignité et permet d’améliorer la stratification du risque.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR