Traitement de l'hypertension

Le retour en force de la dénervation rénale

Après plus d'une décennie d'essais, la dénervation rénale s'invite pour de bon en clinique. Aux premières loges du développement de cette technique, le professeur Marc Sapoval retrace son histoire mouvementée et les conséquences de sa démocratisation pour les radiologues interventionnels français.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 03/10/23 à 7:00, mise à jour le 11/10/23 à 12:31 Lecture 6 min.
Reportage dénervation rénale Hôpital Européen Georges-Pompidou. Archive Manip Info 2014

Publié en 2015, l'essai DENERHTN, dirigé par Marc Azizi et Marc Sapoval, a permis de montrer un résultat positif de la dénervation rénale sur un groupe de patients (photo d'illustration). D. R.

Le 21 juin dernier, les recommandations de la société européenne d'hypertension (ESH), publiées dans le Journal of Hypertension, ont pour la première fois inclus la dénervation rénale dans la prise en charge de patients souffrant d'hypertension artérielle (HTA) résistante [1]. L'HTA résistante désigne une HTA qui persiste malgré la prise de trois médicaments antihypertenseurs, avec une pression artérielle systolique ≥ 140 mmHg ou une pression artérielle diastolique ≥ 90 mmHg. Dans ce cadre, la dénervation rénale est dorénavant considérée comme un traitement envisageable en cas de débit de filtration glomérulaire (DFG) ≥ 40 ml/min/1,73 m². Cette indication reprend celle édictée trois mois plus tôt par la Société européenne de cardiologie (ESC) dans EuroIntervention [2].

Le niveau de preuves est « satisfaisant pour la routine clinique »

« Nous avons mis longtemps à faire la preuve que la dénervation rénale était efficace contre l'HTA résistante. Depuis plus de dix ans, les industriels

Il vous reste 89% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Mancia G., Kreutz R., Brunström M. et coll., « 2023 ESH guidelines for the management of arterial hypertension The Task Force for the management of arterial hypertension of the European society of hypertension endorsed by the International society of hypertension (ISH) and the European renal association (ERA) », Journal of Hypertension, juin 2023. DOI : 10.1097/HJH.0000000000003480.
  2. Barbato E., Azizi M., Schmieder R. E. et coll., « Renal denervation in the management of hypertension in adults. A clinical consensus statement of the ESC Council on hypertension and the European association of percutaneous cardiovascular interventions (EAPCI) », EuroIntervention, 2023, vol. 18, p. 1227-1243. DOI : 10.4244/EIJ-D-22-00723
  3. Krum H., Schlaich M., Whitbourn R. et coll., « Catheter-based sympathetic denervation for resistant hypertension : a multicentre safety and proof-of-principle cohort study », The Lancet, avril 2009, vol. 373, n° 9671, p. 1275-1281. DOI : 10.1016/S0140-6736(09)60566-3.
  4. Bhatt D. L., Kandzari D. E., O’Neill W. et coll., « A controlled trial of renal denervation for resistant hypertension », The New England Journal of Medicine, avril 2014, vol. 370, p. 1393-1401. DOI : 10.1056/NEJMoa1402670.
  5. Azizi M., Sapoval M., Gosse P. et coll., « Optimum and stepped care standardized antihypertensive treatment with or without renal denervation for resistant hypertension (DENERHTN) : a multicentre, open-label, randomized controlled trial », The Lancet, mai 2015, vol. 385, n° 9981, p. 1957-1965. DOI : 10.1016/S0140-6736(14)61942-5

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR