Bonnes pratiques

Les indications d’injection de produits de contraste font peau neuve

Les neuf sociétés d'imagerie d'organe ont synthétisé leurs recommandations sur les indications d'injection de produits de contraste iodés et gadolinés. Le nouveau format, mis en ligne sur le site de la SFR, permet de regrouper, de clarifier et d'harmoniser les guidelines.

Le 25/09/25 à 7:00, mise à jour hier à 13:41 Lecture 2 min.

Dans un format synthétisé, les neuf sociétés d’imagerie d’organe décrivent les indications d’injection en scanner et en IRM pour les pathologies les plus fréquentes de leur domaine. D. R.

La Société française de radiologie (SFR) et le Comité interdisciplinaire de recherche et de travail sur les agents de contraste en imagerie (CIRTACI) ont publié cet été les recommandations d’injection de produits de contraste (PDC) en scanner et en IRM. Dans un format synthétisé, les neuf sociétés d’imagerie d’organe de la SFR 1 décrivent les indications d’injection pour les pathologies les plus fréquentes de leur domaine.

Une démarche en lien avec la réforme des PDC

« La SFR et le CIRTACI ont pensé qu’il serait intéressant de faire une revue générale des indications d’injection pour chaque surspécialité, en prévision de la réforme des PDC d’avril 2024, explique le radiologue Philippe Coquel, membre du CIRTACI. Fin 2024, nous avons reçu les recommandations des sociétés, et, avec Olivier Clément (responsable du CIRTACI et chef de service à l’hôpital européen Georges-Pompidou NDLR), nous avons synthétisé les textes. »

Un changement sur la forme

Les recommandations changent davantage sur la forme que sur le fond. « On ne réinvente rien, assure Philippe Coquel. C’est simplement un résumé des indications d’injection. Par exemple, pour le scanner thoracique, on précise les cas où il faut systématiquement injecter et ne pas injecter, et dans certains cas on indique comment faire l’injection pour avoir le maximum d’informations, notamment pour les hémoptysies ou les embolies pulmonaires. Pour ces pathologies, il faut voir à la fois l’artère pulmonaire et l’aorte. C’est connu des radiologues spécialistes mais un peu moins des radiologues généralistes. »

Harmoniser les recommandations

La mise à plat des recommandations d’injection a également été l’occasion d’harmoniser certaines guidelines communes à deux sociétés d’organes. C’est notamment le cas de l’imagerie des schwannomes vestibulaires qui concerne à la fois la Société française de neuroradiologie (SFNR) et le Collège d’imagerie pour la recherche et l’enseignement en otorhinolaryngologie (CIREOL), ainsi que les recommandations d’injection pour l’imagerie thoracique de l’aorte qui ont été harmonisées entre la Société d’imagerie thoracique (SIT) et la Société française d’imagerie cardiaque et vasculaire (SFICV).

Respect des indications

Suite à ça la SFR et le CIRTACI rappellent l’importance de ne pas faire l’impasse sur les indications d’injection. « L’arrêt rendu le 16 octobre 2024 par la première chambre civile de la Cour de cassation, souligne l’importance de se référer aux recommandations des sociétés savantes et de les indiquer si nécessaire sur les comptes rendus, indique la SFR. Il reste bien entendu possible d’adapter ces recommandations au cas précis d’un patient dès lors que l’on peut argumenter, scientifiquement la démarche et la prouver en cas de contentieux. »

Notes

1. Collège d'imagerie pour la recherche et l'enseignement en otorhinolaryngologie (CIREOL), Société française d'imagerie cardiaque et vasculaire diagnostique et interventionnelle (SFICV), Société francophone d'imagerie pédiatrique et prénatale (SFIPP), Société française de neuroradiologie (SFNR), Société d'imagerie abdominale et digestive (SIAD), Société d'imagerie génito-urinaire (SIGU), Société d'imagerie musculosquelettique (SIMS), Société d'imagerie thoracique (SIT), Société d'imagerie de la femme (SIFEM).

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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