Il y a quelques mois, je préparais des travaux pratiques (TP) pour des étudiants en cybersécurité. L'idée était simple : leur montrer en conditions réelles que les serveurs d'imagerie médicale des cabinets libéraux sont une cible facile. Je ne pensais pas tomber aussi vite. En moins d'une heure, j'avais identifié plusieurs serveurs en Alsace qui exposaient leurs PACS sans aucune protection sérieuse. Je pouvais télécharger, depuis Internet, des milliers d'images DICOM. Avec elles, les noms et prénoms des patients, le médecin prescripteur, parfois la pathologie suspectée. Sans la moindre intrusion : la porte était ouverte, il suffisait d'entrer.
J'ai signalé à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) pour que les cabinets concernés soient prévenus avant que d'autres, moins bien intentionnés, ne récupèrent ces données pour les revendre. C'est ce genre de scène, banale dans mon métier, qui m'a donné envie d'écrire ces quelques pages. Non, pas pour vous faire peur

Discussion
Aucun commentaire
Commenter cet article