Pertinence des examens

Un guide du bon usage pour éviter les examens inutiles en cardiologie

Le 13 octobre, à l’occasion de la conférence de presse d’ouverture des JFR, Alexis Jacquier, radiologue à l’Hôpital de la Timone à Marseille, a présenté le volet cardiologie du Guide du bon usage des examens d’imagerie, validé le 10 octobre par la HAS. Ces travaux doivent permettre d'améliorer la pertinence des actes en radiologie.

Le 14/10/17 à 7:00, mise à jour hier à 15:22 Lecture 1 min.

Lors de la conférence de presse des JFR, le radiologue Alexis Jacquier est revenu sur les révolutions technologiques des quinze dernières années qui ont jalonné le développement de l'imagerie cardiaque. C. F.

La conférence de presse du 13 octobre qui inaugurait la 65e édition des JFR a abordé le thème de l’imagerie cardiaque, une discipline en pleine expansion. Concernant la pertinence des actes et l’efficience pour le soin au patient, Alexis Jacquier, radiologue à l’hôpital de la Timone, à Marseille (Bouches du Rhône) a évoqué le volet cardiologie du Guide du bon usage en imagerie médicale.

Ce Guide du bon usage (GBU) a été rédigé par la SFR, la SFMN, les sociétés d’organes et la société française de cardiologie. Il est destiné aux médecins prescripteurs : « Le GBU permet de faire une synthèse scientifique pour affiner les indications pertinentes et donc diminuer les examens inutiles, précise Alexis Jacquier. Nous allons continuer ces travaux par l’établissement d’études scientifiques et médico-économiques. Et le radiologue est au cœur de cette démarche de soins. »

Le boom de l’imagerie cardiaque

Le radiologue est revenu sur les révolutions technologiques des quinze dernières années qui ont jalonné le développement de la spécialité : « La question est de savoir si ces technologies peuvent remplacer l’échographie, la scintigraphie et la coronarographie qui existent depuis 40 ans et à quel coût-efficacité », s’interroge le radiologue.

L’imagerie cardiaque s’est amplement développée

Depuis le début des années 2000, l’imagerie cardiaque est une thématique qui s’est amplement développée : « Aujourd’hui, l’imagerie représente plus de la moitié des papiers scientifiques qui sont publiés dans le domaine de la cardiologie », indique Alexis Jacquier. Pour ce qui est de la prise en charge des patients, l’intervenant a mesuré le chemin parcouru depuis 50 ans et la diversification exponentielle des examens d’imagerie cardiaque : « Maintenant, nous avons l’IRM, le coroscanner, le scanner spectral, la TEP-IRM, la TEP-TDM, énumère-t-il. Chaque examen a une efficience diagnostique, des risques, des limites, une disponibilité sur le territoire et un coût. Il y a des groupes de patients pour lesquels un examen aura de l’intérêt et d’autres pour lesquels il n’aura pas de pertinence. »

Auteurs

Virginie Facquet

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