Start-up

Une vague d’intelligence artificielle sur le village innovations

Aux JFR, plusieurs jeunes pousses présentent des services informatiques pour aider les radiologues dans leur cœur de métier. Les applications sont multiples, du traitement des images à la prédiction des risques, en passant par l'organisation d'un bloc de radiologie interventionnelle.

Le 16/10/17 à 17:00, mise à jour hier à 15:19 Lecture 2 min.

Imageens, start-up créée en juin 2017, développe une application pour assister les radiologues dans l’interprétation clinique de l’IRM cardiaque. © Benjamin Bassereau

À côté des grosses firmes, l’exposition technique des Journées francophones de radiologie (JFR) fait une place aux start-up, qu’elle rassemble sur un « village de l’innovation ». L’occasion pour le visiteur de humer les tendances qui guideront l’imagerie médicale dans les prochaines années. L’intelligence artificielle y tient une place privilégiée.

Aider les radiologues à interpréter l’IRM cardiaque

Plusieurs entreprises s’intéressent à l’utilisation de l’informatique pour aider les radiologues dans leur cœur de métier. C’est le cas d’Imageens, start-up créée en juin 2017. Elle développe une application qui assiste les radiologues dans l’interprétation clinique de l’IRM cardiaque. L’une de ses fonctions permet de quantifier le flux cardiovasculaire. « L’idée est de développer une suite complète pour les radiologues », explique Anas Dogui, son président. Celle-ci est validée en recherche clinique, mais pas encore commercialisée. En attendant le marquage CE, le président précise qu’il souhaite « intégrer des outils de machine learning ».

Prédire l’évolution des tumeurs

Toujours dans le domaine de l’intelligence artificielle, Inheart présente une aide à la caractérisation du substrat dans le muscle cardiaque. Nénuphar a développé un modèle de prédiction de l’évolution des tumeurs, tandis que Soqut fait dans l’imagerie quantitative. Enfin, Statlife, déjà présent en 2016, commercialise un logiciel qui permet d’estimer le risque de cancer du sein.

La radiologie interventionnelle n’est pas oubliée : DeepOR développe une solution pour optimiser l’utilisation des blocs opératoires et interventionnels. Elle embarque une intelligence artificielle « qui réalise le suivi des étapes opératoires en temps réel », précise l’entreprise dans sa présentation.

Nouvelle génération de caméra TEP

IR&T, une entreprise québécoise basée à Sherbrooke, développe quant à elle une nouvelle génération de caméras TEP. Dans un premier temps, elles sont destinées à la recherche préclinique sur les souris, les rats et les lapins. « Un projet pour le cerveau humain est lancé et financé à hauteur de 6,2 millions de dollars canadiens », explique Guillaume Poirier, président de la société. Selon lui, l’atout de son produit est sa meilleure résolution spatiale : « elle s’élève à 1,25 mm, là où les meilleurs du marché se limitent à 2,5 mm », précise-t-il. Même s’il est difficile de savoir comment cette innovation va se développer, le président suggère un intérêt potentiel dans les pathologies chroniques du cerveau, telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. À moyen et long terme, l’entreprise étudie la possibilité de développer un module d’intégration de sa technologie à l’IRM.

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.

11:00

Les modèles d’intelligence artificielle de type YOLO, notamment YOLOv8, peuvent aider à détecter les fractures tibiales discrètes chez les enfants de moins de trois ans, avec des performances améliorées grâce au module CBAM, selon une étude.

7:30

L'IRM à flux 4 dimensions, combinée à l'analyse du débit sanguin dans la veine splénique, du volume de la rate et du volume extracellulaire permettrait d'identifier les varices œsophagiennes à haut risque (VRC) chez les patients atteints de cirrhose du foie, évitant ainsi une endoscopie de dépistage inutile. (Etude).

Docteur Imago

GRATUIT
VOIR